DU PLAN AFFIRME SON INDÉPENDANCE
pas mêlé des mensonges parmi des vérités, peu m'importe qu'on débite ce qu'on voudra sur ma créance et ma conduite à l'égard de la religion. Je n'ai pas secoué le joug du papisme, cette furieuse et formidable bête, pour me rendre ensuite esclave des opinions de quelques particuliers. J'appelle opinion de quelques particuliers, tout ce qui n'est pas appuyé avec évidence sur l'Écriture Sainte. Je ne reconnais en fait de religion d'autre autorité que celle de Dieu. Si ma foi ou mes mœurs sont contraires aux dogmes, je suis prêt à me soumettre d'abord qu'on me fera connaître mes erreurs; mais qu'on ne se flatte jamais que les promesses ni les menaces, les récompenses ni les châtiments soient capables de me faire renoncer à ce que je croirai de vrai et de bon. J'ai cru et je crois encore que Dieu a répandu sur plusieurs personnes, dans ce dernier temps, des dons de son Esprit ; il y en a eu peu qui aient été fidèles ; c'est pourquoi Dieu a retiré sa grâce et les a livrées à un esprit d'erreur et de vice. Ce sont là des jugements qui doivent faire trembler tous les instruments que Dieu employé pour sa gloire mais qui ne doivent pas faire mépriser les dons de Dieu qui sont toujours excellents en eux-mêmes et très-distincts de ceux qui les ont reçus. Dieu donne, Dieu retire ses grâces à qui il lui plaît et selon qu'il lui plaît. C'est à un chacun à en faire un bon usage en les rapportant à la gloire de Dieu et les faisant servir à l'édification de l'Église et à sa propre sanctification. Je rejette de tout mon cœur tous les faux docteurs, les faux pasteurs et les faux prophètes; mais je ne crois pas qu'aucun docteur, ni pasteur soit en droit de me faire rejeter une personne en qui je reconnaîtrais des dons du Saint-Esprit, ni qu'un prophète puisse me faire rejeter un docteur ou un pasteur en qui je reconnaîtrais un langage conforme aux Saintes Écritures. C'est par les Écritures que j'examine le pasteur, le docteur et le prophète. Lorsque certains prétendus inspirés ont voulu crier contre le ministère en général, sous prétexte que plusieurs ministres prêchent des erreurs ou vivent mal, j'ai combattu fortement ces prétendus