IL ÉCRIT A COURT POUR SE JUSTIFIER
lardé à m'écrire; vos lettres, sans argent, m'auraient été .'igréitbies et m'auraient tiré de bien des chagrins sur votre compte; ainsi, mon cher ami, si vous voulez que l'amitié dure et ne perde rien de sa force, soyez un peu plus exact à la cultiver.
a J'ai fait toutes les réflexions qu'il convenait au sujet des bniils qu'on a répandus au pays sur mon compte et sur la manière dont on se prend pdur me punir de ma prétendue mauvaise conduite. Je crois que les personnes qui ont écrit ou parlé contre moi, auraient mieux l'ail de garder le silence, ou dn moins, il aurait été â propos de se mieux informer des faits et de se servir d'autres termes qu'ils n'ont fait. Je crois encore qu'on a élé un peu trop crédule au pays, et quand ce •m'en m'accuse serait vrai, il était expédient de ramasser toujours l'argent qui m'avait été destiné par un Synode, pour le porter au premier Synode qui aurait délibéré avec prudence et justice de ce qu'il convenait de faire.- 11 n'apparlienl pas à quelques particuliers de changer les statuts d'un corps qu'on doit regarder avec vénération, s'il a observé dans sa délibéralion les règles de la prudence et de la charité. Je ne crois pas (\ue la rareté de l'argent soit un prétexte légitime pour refuser de s'acquitter de son devoir; puisque le pays que les prélicaleurs desservent est si vaste et si peuplé que quand chacun, l'un comportant l'autre ne donnerai! qu'un sol, ce qui est trèspeu de chose et ne saurait incommoder, il se rama.sserait une grosse somme. Ainsi, il faut qu'il y ait de la négligence ou de l'incapacité dans les Anciens, ou de l'ingratitude dans le peuple. Je prie Dieu de tout mon cœur que chacun connaisse et remplisse son devoir, mais je crains bien que tous, tant que nous sommes, si nous ne le remj dissous mieux que nous n'avons fait par le passé, nous ne soyons éprouvés et châtiés d'une iiianière beaucoup plus rude que nous n'avons élé jusques ici. Notre relèvement et notre subsistance sont un effet merveilleux de la miséricorde infinie et de la Providence de Dieu ; si notre orgueil, si notre paresse, si notre ingratitude, si nos