SUCCÈS DE DU PLAN EN SUISSE
teurs et scellées du sceau de nos Églises pour autoriser sa commission et lui servir de lettre de créance partout où besoin sera.
« Fait en notre assemblée Synodale, ce dernier avril mil sept cent vingt-huit.
« Jacques Roger, pasteur et modérateur; — Jean Vil- LEVAiRE, pasteur; — Paul Faure, pasteur; — Jacques Badon, pasteur et secrétaire (1). »
Tandis qu'en France s'engageaient ces vifs débats sur la personne de du Plan, celui-ci continuait son œuvre de dévouement en faveur des Églises. Accompagné du jeune étudiant Bétrine, il parcourait les principales villes de la Suisse.
Dans la seule année de 1728, le député des Synodes recueillait 1900 livres à Berne, 776 à Schaffouse, 880 à Zurich et 500 à Bàle. L'année suivante, il envoya en France 200 livres qui devaient servir à payer le traitement des pasteurs (2).
A Berne, il obtint de L.L. E.E., une pension à vie pour un réfugié, nommé Martel, victime des persécutions. Dans cette même Église, quelques amis lui offrirent d'entretenir à leurs frais deux proposants de plus dans l'école de Lausanne, n'exigeant qu'une seule chose, en retour, mais l'exigeant d'une manière péremptoire, le secret. L.L. E.E. de Berne n'eussent jamais souffert qu'ouvertement, publiquement, au vu et au su de la France, un séminaire se fondât où viendraient étudier de jeunes hommes auxquels l'accès d'un pays allié était interdit et qui n'en pouvaient franchir la frontière sans s'exposer aux rigueurs des édits.
(1) Copié de l'original.
! (îi) N" 12, p. 243 (1729).