‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 127 sur 243 · SON INFLUENCE DANS LE SÉMINAIRE DE LAUSANNE · texte numérisé non relu

SON INFLUENCE DANS LE SÉMINAIRE DE LAUSANNE

Le nombre des étudiants s'éleva dès lors à trois, ce nombre s'accrut progressivement d'année en année, et, en 1730, nous trouvons six proposants du Dauphiné, du Languedoc ou des Cévennes : Roux, Jacques Boyer, Foriel, Jean Combes, Paul Faure, Barthélémy Claris, Maroger.

Benjamin du Plan portait le plus vif intérêt à ce séminaire naissant. Il aimait à aller à Lausanne visiter ces jeunes gens pour stimuler leur foi et parler avec eux de la patrie absente ; il s'intéressait particulièrement à leurs études et déplorait qu'il ne leur fut pas possible de les prolonger au-delà d'une année :

« Bétrine, écrit-il à Court, fait des progrès dans les sciences ; tout le monde trouve que ce serait faire tort aux Églises aussi bien qu'à lui de ne lui prolonger pas le temps de son congé de quelques mois (i ) .

« II faut, écrivail-il encore, qu'il prolonge son temps, si l'on veut qu'il soit digne de recevoir l'imposition des mains. D'ailleurs, plusieurs de nos amis et des plus prudents seraient d'avis qu'on le reçût dans ce pays, afin de fermer la bouche à nos calomniateurs et pour lever aussi le scrupule de certains esprits faibles et ignorants que nous devons ménager. Vous savez qu'on fait passer nos prédicateurs pour des ignorants, des batteurs de pavé, sans aveu, sans vocation. C'est pourquoi, il est expédient qu'il y en ait parmi nous qui aient reçu leur ordination par des Églises étrangères (2). »

Dès que le séminaire devint important et que les sommes recueillies par le député des Églises furent un peu considérables, il se forma à Genève un Comité,

(1) N° 12, p. 135(15 août 1726).

(2) N" l,t. IV, p. 80 (1726).

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