‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 148 sur 243 · SYNODE DE · texte numérisé non relu

SYNODE DE

avait jamais touchées. Quant à ses ressources personnelles dont il avait fait le sacrifice en faveur de ses frères, elles étaient limitées; son père et quelquefois un de ses oncles, Lèches, pourvoyaient à ses dépenses courantes, mais non à ses frais de voyage, et ces ressources modestes lui suffisaient à peine.

Un Synode national, ému de son inaction forcée, se réunit le 27 septembre 1730, renouvela ses pouvoirs et l'autorisa à prélever sur ses collectes tous ses frais de voyage jusqu'à ce que les ressources qu'on en espérait, pussent permettre aux Églises de donner à leur député une pension proportionnée à ses services.

Voici l'attestation par laquelle le Synode de 1730 confirma de nouveau le mandat du député.

« Nous, les pasteurs et prédicateurs de l'Église qui sont sous la croix, en France, à tous les Princes et Puissances protestantes réformées, salul.

« Étant assemblés en Synode national dans le Vivarais, après avoir parlé de nos Églises et des règlements qu'on doit observer pour conserver la vérité au milieu de nous et consoler les fidèles au milieu de leurs maux, nous sommes entrés dans la misère de nos troupeaux accablés par la persécution que nos ennemis excitent tous les jours contre ceux qui ne veulent adhérer à leur culte, ruinant et désolant entièrement les familles par les amendes qu'on fait sévèrement payer à ceux qui ne font devoir d'envoyer leurs enfants aux maîtres et instructions de l'Église romaine; nos Églises se trouvant dans une extrême misère, nous trouvant sans moyens et sans secours, nous avons cru être obligés d'avoir recours à M. Benjamin du Plan, notre député, pour le prier de s'adresser à vos Majestés Hautes-Puissances et Excellences et à tous les autres fidèles qui sont sensibles aux maux de l'Église et touchés de nos tristes misères et de vous représenter le pitoyable

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