CERTIFICAT DE LA VÉNÉRABLE COMPAGNIE
heureuse délivrance après laquelle nous soupirons depuis un si long temps !
« Notre dessein, Monsieur, dans cette lettre, serait que vous sollicitassiez les moyens de faire un fonds qui put nous soulager dans une partie de nos nécessités, principalement à celles où nos Églises se trouvent d'entretenir leurs pasteurs ; secondement, que vous travailliassiez à obtenir l'inlercession des Puissances protestantes auprès de notre roi en faveur de nos saintes et justes libertés.
€ Enfin, Monsieur, agréez de prier de notre part nos chers et précieux amis, d'examiner les instructions que nous vous envoyons à ce sujet, en sorte que, s'ils les trouvaient défec. tueuses, nous leur seront sensiblement obligés d'en dresser d'autres plus convenables à votre députation et s'ils le jugent à propos, vous aurez la bonté de nous les envoyer et nous les signerons.
« Nous continuons d'adresser nos vœux au ciel pour tout ce qui les intéresse le plus, et nous prions le Seigneur de bénir de ses bénédictions les plus salutaires les soins que vous vous donnez et votre pieuse personne.
t De notre assemblée synodale, ce 27"^ septembre 1730.
« Signé : Corteiz, 'pasteur et modérateur; — A. Joui, député; — Roger, pasteur et député du Dauphiné; — Bétrine, prédicateur et député; — Fau- RiEL, dit Lassagne, pasteur et secrétaire; — Maroger, prédicateur et secrétaire-adjoint. »
Avant de quitter Genève, le député se fit délivrer le présent certificat par la Vénérable Compagnie des pasteurs de cette Église :
ï Nous, pasteurs de l'Église de Genève, attestons que M. Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alaisen Languedoc. d'une taille au-dessus de la médiocre, cheveux longs, lige d'environ 40 ans, est d'une famille de notre religion ; qu'étant sorti du royaume de France pour en faire une profession publique,