MORT DE LA SŒUR DE DU PLAN
les cinq cents pièces ne furent pas complées plus régulièrement que les mille ne l'avaient été. Du Plan résolut alors de s'adresser directement au roi et de réclamer la somme entière primitivement octroyée. Le roi fut surpris de ces relards et en blâma probablement son trésorier. Quoiqu'il en soit, mylord Wilmiiigton parut mortifié et en fit des reproches au délégué comme s'il avait porté à Sa Majesté des plaintes contre lui. Du Plan se justifia en mettant sous les yeux du ministre la copie de sa requête au roi, Milord Wilinington parut apaisé, paya les cinq cents pièces d'or et promit d'être l'ami des Églises.
Mais lorsque l'année suivante, le député présenta de nouveau sa requête à la trésorerie, lord Wilmington éclata en reproches contre du Plan en présence de M. Serces. Le député fut extrêmement surpris de cette sortie qui n'était justifiée que par Timportunité de sa demande. Quant à M. Serces, il fit son profit de cette scène pour achever de discréditer le député auprès du Comité de Genève.
Pendant que du Plan était absorbé par celte afl'aire, il eut la douleur d'apprendre en 1743 la mort de sa sœur (1). Depuis sept ans, elle s'était réfugiée à Genève avec sa tante auprès de Jeanne Dumas, mère nourrice de du Plan. La mort leur avait enlevé, en 1740, cette précieuse amie; trois ans après M"»e veuve Lèches était emportée à son tour. Suzanne de Ribot, accablée de douleur, trouva des protecteurs dévoués dans les amis
(1) Suzanne de Ribot avait neuf ans de plus que son frère. Elle était née le 6 novembre 1679 au château de la Favède et baptisée dans la paroisse de Soustelle par un pasteur du Désert.