‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 180 sur 243 · DU PLAN ET MILORD WILMINGTON · texte numérisé non relu

DU PLAN ET MILORD WILMINGTON

« Mon ami, M. Serces, écrit du Plan vers la fin de 1744, m'a voulu chasser cordialement plusieurs fois de ce pays, croyant que je perdrais mes peines et consumerais inutilement mon argent; il s'est trompé, Dieu merci, et d'autres aussi. Bienheureux sont ceux qui mettent leur confiance en Dieu; ils ne seront jamais confus dans leur attente. Je me réserve de vous informer une autre fois plus particulièrement de certaines choses et cela d'autant plus que notre ami M. Serces vous répond (I). »

A partir de celle époque, les lettres de du Plan deviennent plus rares, mais son Mémoire aux Arbitres supplée suffisamment à celle lacune pour nous faire connaître les causes qui prolongèrent son séjour en Angleterre. Nous avons dit que dès son retour à Londres, le député des Églises avait sollicilé et enfin obtenu la pension annuelle de mille pièces d'or que le roi d'Angleterre lui avait octroyée, mais qui avait été suspendue pendant un certain temps. Du Plan attendit que l'année fut écoulée p^ur renouveler sa demande. Le roi partit pour l'Allemagne; ses ministres étant fort occupés et le trésor vide, l'affaire tr ina en longueur et ce ne fut qu'à force de sollicitations, qu'en l'absence du roi, du Plan obtint ses mille pièces. Mais ces démarches réitérées, ces renvois perpétuels, ces longueurs interminables fatiguèrent à la fin le député; il proposa à milord Wilmington, qui avait succédé au chevalier Walpole dans la charge de trésorier, de réduire le don royal à cinq cents pièces, si toutefois on promettait de les payer régulièrement et d'assurer cette rente sur un fonds, en faveur des Églises. La proposition fut agréée, mais

(1) Lettre à M. Vial, 18 décembre 1741.

Page 1