‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 187 sur 243 · RUPTURE ENTRE LES DEUX AMIS · texte numérisé non relu

RUPTURE ENTRE LES DEUX AMIS

devoir d'agir de concert avec vous et de vous y reaouveler les assurances du parfait attachement, avec lequel j'ai l'honneur d'être, Monsieur et cher ami, votre très-humble et trèsobéissant serviteur,

« A. Court.

a Ce 12 décembre 1744. »

Celle leltre, habilement écrite, était destinée à ménager les susceptibilités du député; mais celui-ci devina sous le prétexte qu'on lui donnait, le vrai motif de son rappel; il soupçonna Antoine Court d'avoir voulu le supplanter, se crut trahi par son vieil ami, rompit avec lui et refusa de quitter Londres

Les choses s'envenimèrent. Les deux anciens amis échangèrent des lettres qui sont j 'nibles à lire et qui contrastent douloureusement avec celles que nous connaissons déjà. Antoine Court, élu député, se fit le représentant des droits des Églises; Serces défendait à Londres les intérêts du Comité de Genève. Quant à du Plan, il saisit cette occasion de démasquer enfin son ennemi et de le convaincre de calomnie. Ce qui émut le 'plus le gentilhomme dans celte affaire, c'est qu'on eût osé attaquer l'honorabilité de son caractère. Il fit appel à tous ceux qui l'avait connu depuis longtemps à Londres, aux ministres de toutes les communions et il mil sous les yeux de ses accusateurs les pièces suivantes qui le lavaient de tout grossier soupçon. Voici d'abord un certificat où les accusations de Serces sont résumées et rapportées par un témoin oculaire :

« Londres, 30 juillet 1754.

« Moi, soussigné, certifie que M. du Plan désirant de rétablir, s'il était possible, la bonne intelligence entre loi et

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