‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 193 sur 243 · DU PLAN DEMANDE DES DÉDOMMAGEMENTS · texte numérisé non relu

DU PLAN DEMANDE DES DÉDOMMAGEMENTS

tuants et de servir de bouclier pour repousser les dards de ses ennemis.

« Fait à Londres, ce 50 aoùl 1750.

« J J. Majendie, ministre de la Savoye et chapelain du comte de Grantham; — Samuel Coderc, ministre de Castle Street et Barwick Street ; — Et. Abel Laval, ministre de Castle Street et Berwick Street. »

« Je crois devoir ajouter, en mon particulier, qu'ayant accompagné le député en 1748 chez le trésorier-ministre du Haut Bienfaiteur, nous en fûmes très-bien reçus ; qu'après nous avoir parlé fort cordialement, il se borna à dire que le but des ^ollicitations du député étant obtenu, il était inutile qu'il sollicitât davantage la conthiuation d'un bienfait qui était déjà réglé sur un bon pied; et qu'il n'a jamais paru, ni alors ni depuis, que la personne ou la conduite du député ait été en discrédit soit auprès du Haut Bienfaiteur, soit auprès de ses ministres.

« J.-J. Majendie. »

L'irritation fut à son comble, lorsque après avoir rappelé les sacrifices qu'il s'était imposé pour le uien de ses frères, du Plan demanda qu'on le dédommageât de ses peines et qu'on lui assurât une somme qui lui permit de passer la fin de ses jours dans une position à l'abri de la misère. Quoi cependant de plus légitime que cette demande? N'avait-il pas donné joyeusement sa jeunesse, sa fortune, sa vie pour le service de l'Église? N'avait-il pas, dans ses nombreux voyages, dépensé les épaves de son patrimoine et plusieurs petits héritages? Moint<'nant que par ses efforts il avait enrichi l'Hoirie de Genève, était-il juste que lui, vieux serviteur, usé et ruiné à son service, languit dans la

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