II. — Noble Bringuier ou Bérenger Ribot, seigneur du
(1) Cette généalogie a été dressée au moyen de papiers de famille et de testaments découverts par hasard dans les greniers du château de La Favède, oh ils étaient enfouis depuis plus d'un siècle : nous les devons à l'obligeance du propriétaire actuel, M. Arbousset.
(2) II existait autrefois dans la paroisse de Saint-Florent, une localité qui portait le nom des Bibots, et une fontaine près de là, dans la dépendance du mas des Silhols, qui était appelée Fontaine des Ribots.
Pierre Ribot, du lieu des Silhols, dans la paroisse de Saint- Florent, reconnut le 24 novembre 1493, au seigneur de Saint-Florent, des possessions qui avaient été de Jacques Ribot, dudit lieu des Silhols. Bernard Ribot vendit en 1548 les possessions qu'il avait au mas des Silhols, à Claude Pomier. Peut-être pourrait-on trouver ici l'origine de cette famille ?
Plan de la Favède, testa le 15 janvier 1o85 (1). Il reçut le 43 février 1577 de Jean Ribot, capitaine et gouverneur du château de Sommières, son parent, fils de feu Anthoine, quittance de ce qui revenait à celui-ci pour ses biens paternels (2), et mourut avant 1o86. Il fut père de
III. — Noble André Ribot, seigneur du Plan, qui épousa le 13 novembre 1586(3), M"« Marie de Montméjean, et testa le 8 août 1 621 (4). Il avait eu de son mariage :
1 ° Jean, fils aine et héritier,
2° Garcine ou Gavernie? \ Mentionnés dans le testa- (peut-être Garnier) ? / ment de leur père, et substi- 3° François; l tués successivement à leur
^^ Marc- Antoine. ] frère aîné.
IV. — Noble Jean Ribot, seigneur du Plan, épousa le 20 janvier 1649 (5), M"^ Suzanne de Plantier de Graverol, attesta le 25 novembre 1657 (6). Il eut de ce mariage :
1" Louis, fils aîné;
2° Esiienne de Ribot, seigneur du Plan de la Favède, épousa le 1 9 février 1680 (7), M"« Louisse de Baudan, fille de noble
(1) Devant M^ Privât, notaire de Saint-Germain-de-Vaifrancesque.
(2) M' Guilliot, notaire de Sommières.
(3) Contrat reçu par Vareilles, notaire à Saint-Germain.
(4) Devant le même notaire.
(5) Contrat reçu par M" Privât, notaire de Saint-Germain.
(6) Devant Jacques Favède, notaire de Brenoux.
(7) Par pactes passés devant M" Jacques Guiraudet et Pierre Bastide, notaires d'Alais. Furent présents à ce contrat : Jean de Plantier, seigneur de P»uffières ; Pierre de Plantier, seigneur de la Baume; nobles Guillaume et Daniel de fiaudau, seigneur de Montaud; M' Louis de Saunier, juge en la Cour de la comté d'Alais; Claude et Estieune d'Audibert, seigneurs des Tamaris, père et fils; M" Pierre Paulet, notaire d'Anduze; noble Jacques de Vergèzes, seigneur d'Aubussargues.
Charles de Baudan, seigneur de Montaud, et de Madeleine de Paillier, de la ville d'Alais ; 3" Jacques qui suit. ;
V. — Noble Jacques Ribot, seigneur de Bouveret et du Plan de la Favède, fut nommé lieutenant en la compagnie de Polastre, au régiment de Piémont, charge vacante par l'abandonnement de Maison ville son frère (4), par commission du roi donnée à Saint-Germain-en-Laye, le 20 décembre 1679. Il se maria avec demoiselle Marie de Fabre, de la ville d'Alais. Il fut maintenu dans sa noblesse par jugement souverain de M. de Lamoignon, intendant en Languedoc, du 15 août 1698. Suivant son testament, ouvert et publié devant les officiers du Plan et souscrit par M" Louis Durand, notaire, noble François Deleuze, seigneur de Lancizole, fut héritier d'une partie de sa fortune. Celui-ci habitait vers le milieu du xvni« siècle le château du Plan, et se qualifiait de seigneur de Lencizole et du Plan (2).
Une autre partie de ses biens fut saisie en 1752 par la Régie des biens des réfugiés. Ainsi fut privé de l'héritage paternel son fils unique.
VI. — Benjamin de Ribot, seigneur du Caila et du Plan, connu sous le nom de du Caila jusqu'à la mort de son père, et ensuite sous celui de du Plan, naquit en 1688. Il servit d'abord dans les armées de Louis XIV, qu'il quitta en 1710 pour se dévouer entièrement à la cause de la religion. Sa tête ayant été mise à prix, il se vit obligé de quitter la France en 1724 et fut nommé en 1725, par le Synode national, député
(1) Ce frère, qui portait le titre de seigneur de Maisonville, et qui avait été avant Jacques Ribot lieutenant au régiment de Piémont, était sans doute Louis, l'aîné de la famille.
(2) Noble François Deleuze, seigneur de Lencizole et du Plan, habitant h son château du Plan, fils de celui-ci, se présente en 1751 avec la qualité d'héritier, comme succédant à son père, de noble Jacques de Ribot, seigneur du Plan, dans un acte relatif à des biens provenant de la famille de Plantier.
des Églises réformées de France auprès des cours et des puissances protestantes. De 1725 à 1731 , il parcourut plusieurs fois en cette qualité l'Allemagne, la Hollande, la Suisse, l'Angleterre, le Daneraarck et la Suède. Il obtint ainsi des secours qui servirent à former un Séminaire, à multiplier les ministres qui allaient prêcher en France secrètement et à soulager ceux qui souffraient pour la religion. C'est en 1731 qu'il vint pour la première fois, en Angleterre, où il s'établit déflnitivement à l'expiration de sa mission. Il fixa alors sa résidence à Londres, où il fit la connaissance d'une veuve nommée M^^ Denman, qu'il épousa quelque temps après. Elle était fille de M. du Passage de Voutron, d'une famille de réfugiés, originaire de la Rochelle et de M"^ Nouai (1). Il mourut en 1763 et sa veuve le 30 septembre 1790. De ce mariage étaient nés :
1" M"« Marie-Marguerite-Françoise, née le 14 mai 1753, épousa en 1 793 M. John Lloyd ;
2" André-Bousquet- Jacques-Benjamin-Pellet, né le 2 mai 1756, mort à l'âge de 23 ans, sans avoir été marié.
M. du Plan, outre sa riche el édifiante correspondance, ses requêtes aux diverses Puissances, a écrit plusieurs Traités apologétiques et des Sermons. On y trouve la même intelligence élevée et les mêmes sentiments de profonde piété qui caractérisent toutes les productions de sa plume.
(1) M"° Nouai était fille de M. Nouai, uq des chapelains de l'évêque d'Ely et de M"° du Taug. Celle-ci, qui t^pousa eu secondes noces un gentilhomme français, nommé de Pellat, attaché à la cour du roi Georges, était fille de M. du Tang, pasteur de l'Église de Rouen, qui avait quitté la France à l'époque de la Révocation.