LES PÉRÈS ET LES FILS
le protestantisme triomphant allait substituer à la devise de ses mauvais jours : « Seigneur, sauve-nous, nous périssons ! » la devise de sa victoire : « Sous la croix, le triomphe ! »
Il ne fut pas donné à du Plan de voir ces temps heureux ; mais il caressa toujours dans sa belle âme, avec une foi inébranlable, l'espérance de ce brillant avenir; comme Moïse, il salua de loin la Terre- Promise. Dieu nous réservait d'y pénétrer. Nous lui en rendons grâces; mais en comparant le présent au passé, l'indifférence d'aujourd'hui avec la ferveur d'autrefois, nous sommes tentés de nous appliquer le reproche du Prophète : « Vos pères où sont-ils? »
Quoiqu'il en soit, nous sommes sans crainte sur l'avenir d'une Église que Dieu a tant aimée; et malgré les misères du présent et les appréhensions de l'avenir, nous, répétons avec Jésus-Christ : « Les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. »