ACTIVITÉ ET DÉVOUEMENT DE DU PLAN
i tombe du ciel comme un éclair (I). » Les Églises de la 'Lozère, le Pont-de-Montvert, Saint-Julien d'Ârpaon, Cassagnas Grent de grands progrès. On fut obligé d'augmenter le nombre des anciens des Eglises de Lasalle, Saumane et Alais. La ville de Ganges qui s'était fort relâchée, renaquit à la foi.
Pendant toute la durée du fléau, Benjamin du Plan redoubla de zèle et de dévouement; sa santé en fut altérée et quelques années plus lard il se ressentait encore des fatigues excessives qu'il avait éprouvées pendant cette terrible calamité. Il continua ses réunions religieuses et cela au su de Ms"" d'Avéjan, évêque d'Alais, du gouverneur de la ville et du commandant des troupes qui en éUiient fort irrités. « Ils savaient tous ce que je faisais, nous dit-il lui-même, jusque là que les officiers et les soldats me voyant passer par les rues me montraient au doigt par derrière à leurs camarades, en disant : « Voilà le ministre des huguenots. » On me rapportait ces choses et néanmoins j'allais de temps en temps voir chez eux, comme si rien n'était, l'évêque, le gouverneur et les jésuites même, ce qui surprenait tout le monde; mais ce qui surprit surtout un jour des ecclésiastiques qui sollicitaient l'évêque contre moi avec trop d'ardeur, ce furent ces paroles qui m'ont été rapportées par un gentilhomme qui était présent : « Laissez faire, c'est mon grand vicaire (2). »
Cette tolérance parait en effet inouïe, vu le temps et les personnes. Elle ne peut s'expliquer que par les