‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 74 sur 243 · ATTRIBUTIONS ET TRAITEMENT DU DÉPUTÉ · texte numérisé non relu

ATTRIBUTIONS ET TRAITEMENT DU DÉPUTÉ

cet applaudissement gL^néral, fut dressé l'acte d'attestation de pleins pouvoirs et de recommandation que je vous envoie ciinclus. Cet important article ne se termina que par des vœux ardents pour l'heureux succès de votre dt''putation et pour la conservation de votre chère personne (1). »

Après avoir désigne la personne du député, le Synode s'occupa de ses altributions. Court déclara qu'elles consisteraient à implorer la protection des puissances en faveur des Eglises et à les solliciter d'agir auprès de Louis XV, pour qu'il révocàl les édits.

Le Synode fixa enfin le traitement du député à cinquante pistoles (2). Il fallait qu'avec cela il suffît à ses frais de correspondance^ à ses voyages et à toutes les dépenses qu'il serait obligé de faire. Cette somme eût été dérisoire pour tout autre que pour du Plan ; mais il était riche et ses parents lui donnaient de quoi suffire à ses dépenses ordinaires : aussi ne demanda-t-il aucun traitement, ou s'il en accepta un, ce fut avec le désir bien arrête de ne s'en servir qu'à la dernière extrémité. •

Corteiz, qui était secrétaire du Synode, se hâta de faire parvenir à du Plan l'attestation officielle qui devait l'accréditer auprès des cours étrangères comme Délégué général des Synodes des Églises réformées de France. Cette attestation était ainsi conçue :

f Nous, Pasteurs, Proposants et Anciens des Églises réformées du Bas-Languedoc, des Cévennes et du Vivarais, assemblés en Synode au Désert, après avoir imploré la bénédiction divine sur notre triste état, avons jugé à propos, pour ne négliger

(1) N' 7, t. II, p. 161. (mai 1725.)

(2) 500 francs de notre monnaie.

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