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Benoit XV et les écoles bilingues [microforme]

Le 7 juin dernier, en la fête du Saure-Coeur de Jé-sus, Sa Sainteté Benoit XV. adressait à l'épiscopat. de notre pays une lettre au sujet des écoles bilingues;. sévarées, de l'Ontario..Par suite des vicissitudes de ce temps de guerre, le document pontifical n’arrivait at Canada que ie 18.octobre 1918, à midi.

Ce n'est pas la première fois que le Svuverefh PH (Îfe est appelé àtraiter un telsujet. Déjà, 16 8 septente bre 1916, dans sa lettre “‘Coinmisso divinitus’’, le Pape âvait reconnu “que les. Franco-Canadiens ont le drott

. de réclamer l'enseignement du français dans les écoles tréquentées par leurs enfanis”. {1 avait, de plus, ‘“ex- Worté lés Dvôques à se réunir et.à considérer avec soin Ich äroïts et l'emploi des langues anglaisc: et françaisé;: dütis ‘es écoles catholiques, et à, statuer ce-qu'ils er féfèñt juste et opportun.

Pour obétr à cette direction pontificale, les. Eveques de l'Ontario se réunirent,.une première fois, à Ottawa, le 24 janvier 1917, et demandèrent ‘’aux fidèles . ee rs ARTE pourrait la troub ;

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La concorde et la tranquilité régnèrent de cé jour Jusqu'au printemps de la même année. On pouvait croire qu'elle s'établirait définitivement, lorsqu'à la vettle do la seconde, réulan des évêques, à. la ‘fin de mai, se vroduisirent des événèments “qui troublèrent ce commencement de pacification”.

Nous avons tous présents à la mémoire ces faits douloureux. L'Histoire: raconter plus tard les péripéties de cet épisode; elle: produira les personnages en Cause; elle établira les responsabilités. Attendons en Paix l’impartial jugement de l'avenir.

Mais, alors, telles étaient les conjonctures “qu'il s'en suivit que, de part ét d'autre, on fit appel à la décision du Pape pour ramener la concorde”. C'était, ‘du reste, la ligne de conduite tracée par Benoît XV luimême. N'avait-il pas écrit: “Que si pour n'importe quel maetif leur sentence (des Evêques) ne peut pas régler et déterminer la querelle, ils défèreront l'affaire à cé: Siège Apostolique, qui, suivant les lois de la justice et de la charité, tranchera le débat de telle sorte que les Aüèles gardent à l'avenir, comme 41 convient à des Saints, da paix et la bienveillance mutuelle.” < =

Ainsi déférée au fagement du Saint Siège, la question fut l’objet de’ minutieuses informations et d’un: long examen. Êu égard à son importance, elle fut étudiée par les Emirentissimes Cardinaux de la Consistowiale‘et aujourd’hui le Vicaire de Jésus-Christ nous don+: ne la sentence attendue.

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