‹ Benoit XV et les ecoles bilinguesChapitre 6 sur 8 · LE CODE DES ECOLES BILINGUES · texte numérisé non relu

LE CODE DES ECOLES BILINGUES

En résumé, nous pouvons dire que lîenoît XV formule peu à peu le code des écoles bilingues séparées. Commencée dans la lettre "Commisso divinitus", cette oeuvre magistrale se continue par le document "Litteris apostolicis". Cette législation ne naît pas des calmes délibérations d'une assemblée constituante, elle est plutôt suscitée par les difficultés des circonstances. Chaque article, sanctionné et promulgue par l'autorité suprême, devient la lumière de nos consciences.

Nous pourrions formuler ainsi les premiers canons de ce code nouveau:

1. — On ne peut refuser aux Franco-Canadiens le droit de réclamer l'enseignement du français dans les écoles où leurs enfants sont en un certain nombre.

2. — On ne peut leur faire un reproche de défendre ce qui leur tient tant à coeur.

3. — Ce droit d'enseigner le français n'est limité ni aux écoles érigées avant 1913, ni à telles classes inférieures.

4. — Que la langue maternelle de l'enfant soit la langue véhiculaire de l'enseignement pendant les premières années et au moins pour quelques matières.

Page 1