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Bentham, Déontologie

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ter un péril pour échapper à un autre, ce n’est être courageux que par peur. »!

Mais l'individu ne vit pas isolé; il est étroitement solidaire du milieu dans lequel il est plongé et tend perpétuellement à entrer en équilibre avec ce milieu.

Le sentiment de cette adaptation crée le plaisir : la conscience d’une désadaptation se traduit par une douleur, et l’on a recours à une souffrance imposée comme sanction, toutes les fois que par sa désadaptation avec le groupe social, l'individu devient pour lui un danger et une menace.

C'est ainsi que Bentham édicte des lois et des peines dans un but philanthropique, pour que le bonheur universel ne soit pas détruit ou troublé par un caprice individuel. Epicure avait déjà dit que «le droit n’a pas une origine mystérieuse : il est fondé sur le calcul de l’égoïsme, et s’il est sacré, c’est qu'il est utile. Le jour où une loi n’a plus d'utilité, elle n’est plus respectable, elle n’existe plus »?.

Et s'inspirant de cette idée Bentham proclame que les lois sont faites pour donner aux citoyens la plus grande somme de bonheur possible.

«C’est leur utilité qui fait leur justice »8,

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