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ne sait ce qu'il dit. Ces sentiments éternels et irrésistibles doivent être la grande étude du moraliste et du législateur. »!
Le plaisir est la seule fin de la vie; en tant qu'il devient la règle et la mesure des actions, il prend le
nom d'utilité. \
«Par le principe de l’utilité,on entend ce principequi
approuve ou désapprouve toute action d’après sa tendance à augmenter ou à diminuer le bonheur de la personne dont l'intérêt est en question, ou en d’autres termes, à promouvoir ce bonheur ou à s’y opposer. »
L'idée d'utilité ne peut pas être séparée de celle de plaisir ou de peine. he :
Et en face de sa doctrine, Bentham rencontre deux doctrines adverses :
L'’Ascétisme contre lequel il s’estinsurgé dès son
plus jeune âge; il s’indignait, nous dit-il, quand il enten-
dait proclamer par les philosophes grecs que la douleur n’est pas un mal, ét son aversion pour les ascètes est l'expression d’un sentiment naturel et profond. |
L'autre principe contraire à sa doctrine est le principe de sympathie et d’antipathie, qui- consiste à approuver ou à blâmer par sentiment,
Bentham déclare impossible de tracer une ligne de conduite qui ait pour base le sentiment ou le sens moral et par là-même il repousse les notions de droit
naturel, d'obligation et de conscience.