Hoffding, op. cit
peine que l’on trouve «ie fondement le plus idéal du droit de punir »1.
Les œuvres de patronage dont Bentham réclamait l'existence établissent une transition heureuse entre l’état de détention et le retour à la liberté. Mais leur cercle d’action est encore trop restreint.
On pourrait sauver beaucoup de prisonniers si l’on voulait s'intéresser à eux; il suffirait de penser que ces hommes qui sont tombés en prison ont eux aussi le droit d’être heureux dans l’avenir et d’être libres. Il faudrait leur apprendre qu’ils doivent se rendre dignes de jouir. de nouveau de la chaleur du soleil et de la fraîcheur des crépuscules; mais personne ne vient les y aider, et chaque jour qu'ils voient décliner à travers la fenêtre de leur cellule, jette dans leur âme un peu plus d’amertume, et l’aube qui chaque lendemain se lève, est impuissante à dissiper leur haine ténébreuse.
Et puis, un soir la porte de la prison s'ouvrira et ils retomberont dans les sentiers du mal, parce que dans l’ombre qui les environne personne ne leur tendra une. main secourable et ne leur montrera la route de la
vertu qui est aussi celle du bonheur.