Benvenuto Cellini drame en cinq actes et huit tableaux
BENVENUTO, le do a tourné à la seine, forge avec HERMANN iiïnuT!*™ compagnon ; ASCANIO et PAGOLO dessinent: alMON et le$ autre t ouvnere liment , gravent ou cisèlent.
ASCANio, ouvrant un carton.
je tous emprunte une feuille de papier.
p a oo lo, vivement.
Miserere ! ne touchez pas à mes cartons, Ascanio I
ASCANIO
Oh! oh! qu’est cela? Voici co dessin de calice du maître, qu il a tant cherche hier en rotre présence.
pacolo, embarrassé.
Tiens I je l’aurai serre H — pour le copier.
ASCanio, d demi-voix.
Pagolo, Pagolo , prenez-y garde ! A deux reprises, il y a un an, quand Benvenuto, notre maître, a été emprisonné au château Saint-Ange, et il y a trois mois, quand il a été exilé dltane, tous m arez fait cette proposition étrange : « Nous axons en notre possession une partie des modèles de Benxcnulo: établissons-nous à notre compte, et abandonnons-le h sa mauxaise
*/•»*" î liam ''? parlé '. “«• i« tous svenis
pot r la dernière fois : s il me répugné de dénoncer un camarade, jo mourrai axant de trahir lo maître.
Vil flatteur, xa I
pagolo, à part.
BEXVENliTO CELLINI.
simon, qui grave un cachet.
Hcl Pago’ol le lion des armoiries de madame de Monlbrion est de sable, u’esl-co pas ?
PACOIO.
D’abord, la maison do Monlbrion ne porte pas au ligu . elle porte au léopard.
SIMON
10 vous dis que c’est un lion : il est rampant
PAGOLO
C'est un léopard : il est passant.
SIMON
C’est un bon : la tête est do profil.
voix mêlées di s ocvrikm.
Un léopard! — un lion! — un léopard I bvnyenuto, entrant.
D’azur, au lion jéopardê d’or. 1/4 Hermann.) Peste! mon Toulon, tuas de formidables muscles! Voilà un lingot aminci comuiü le pourpoint que jo portais à vingt ans.
uekmann, arcc un accent allemand.
Vous avez dit : * Do toutes tes forces... »
EKNVENUTO.
C’est justo ; io suis dans mon ton. — Eh bien ! comment va la besogne, par ici ? — Bonjour, Ascanio !
ASCANIO
Vous avoz l’air tout radieux aujourd’hui, maître.
Oui, Ascanio, je suis content de ma matinée. J’ai achevé de composer et de bâtir la châsse commandée par la pratique, madame la sup-rieure des Lrsulines. El puis-, J'ai fait des armes une grande heure avec ce démon de Rosso. Et puis, tout en préparant une armature, j'ai nm« — en l’honneur d’Hebé, deesse de la jeunesse, un gentil sonnet qui la supplie, en toute honnêteté, de m’apparattre, pour que je la puisse sculpter plus commo» dément. Enfin, je vh.-ns de jouer du marteau avec cet Hercule d’Alsace. — Ouf ! le soonut ui’a fatigué.
PAGOLO
Reposez-vous, maltro.
■INVENOTO.
C’est un droit que je ne m’accorde que le dimarnh*-, nions Pagolo. Voyons tou saint Georges? — Aïe! aïot il a toujours l'air un peu sournois: c’est le diable! U faut encore refaire cela, mou pauvro garçon.
pagolo, entre tel dent», déchirant U dessin.
Hum! je te déferai, toi I
benvenuto, A /fscanio.
11 est charmant, ton petit lévite songeur, Ascanio mio! il te ressemble, cet adolescent pensif. L’homme, depuis six mille ans, fait comme le bon Dieu : tout co qu’il crée, il le crée à son imago. Maintenant, Asranio, prends l'ébaui hoir. Dessiner en modelant, penser avec l'action, dans l’art comme dans la vie tout est là. (On entend tonner midi.)
tous les OUVRIERS) u feront et quittant leur ouvrage.
Midi!
8INVINUT0.
L’heure fainéante du dîner! mais no vous attardez pas, mes gars. Le glorieux roi François l* r doit venir, un jour ou l'autre, visiter nos ateliers l’a promis. 11 faut que nous puissions lui montrer des œuvres digues do lui — et do nous.
LES OUVIUE&S.
Oui, hialtre. (Ils sortent.)