‹ Benvenuto Cellini drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 13 sur 73 · D'OR BEC · texte numérisé non relu

D'OR BEC

Que tu seras bien obligé de rendre lo Grand Nesle.

D'ESTOL’hVJLLg.

Jamais, d’Orbec.

d’orbpc.

Dan* le plus bref délai, d’IMoui ville. Comme secrétaire de la trésorerie, je viens dVn recevoir l’av ; s signe du roi.

d’bstochvillb.

Leroi' le roi est maître au Louvre, et In prévôt est maître au Nesle. Je m’y barricaderai, s*»ng Iheul J’ai me* sergents do la douzaine, mes sergents à verge, mes sergents fieffésbenvhn» to, entrant, à part .

Ce doit être ici; mai* je dois être ou avance d’une demiheure.

d’bstouhviilb.

J’ai leguet, j’ai le sous-guct, j’at le contre-guet.

Bemenuto, s’avançant.

Auriez-vous aussi, monsieur, la boute de me dire si c’est bien là le Grand Nesle?

d’bstocbville.

Sans doute, monsieur. [A d Orbec.) Qu'est-ce que cet homme ?

BENrEllUTO.

Et voici U porte par où l’on entre, jo suppose?

d’estoc n vi llb.

La porte est condamnée, monsieur.

Ah t tant pis t j’aurais voulu visiter l'hôtel.

d'sstocrville

On ne le visite pas, monsieur; l’hôtel n’est pas habité. benvenuto, du même ton.

Ah I tant mieux! jo pourrai l’occuper plus tôt.

d'sbtocbville.

IL in ? — Monsieur, est-co quo vous seriez ce Benvenuto Ccllini, par hasard ?

Four vous servir. — Fst-ce que, par rhance, j’aurais l'honneur de parler à monsieur le prévôt de Faits?

D’BSTtlUa VILLE.

A lui môme.

Ah 1 me?siro, enchanté d>> faire votre connaissance 1 Vous sav.-z que je vais avoir le plaisir de devenir voire v.osin. et que le roi a daigné m’octroyer en toute propriété le Grand Nesle.

d’estourville.

Jo no sais rien.

BENVBNIITO.

C’est juste. Vous ôtes payé, messin* lo prévôt, pour no croire qu’aux pièces authentiques. Voici l’acte de donauon signe du roi.

d'bstounvillb.

C'est bien, monsieur, j’examinerai.

A votre loisir, mnssire. — Beau bAtim^nt d’ailleurs, ce Nesle, au tint quo du dehors on pout en jug* r. CVsi fort comme la mort ou comme l’amour, selon la purelude l'E« rilure- — Mestre le •révôt, on vous renomme, je crois, pour amateur du beaux ruits.

d’bstourvillb.

Oui.

Vous vous promenez volontiers, mo dit-on, le soir, sous les grands arbres.

d’estour ville.

Oui.

Enfin on m’assure que 1« jeu de paume est un de vos plaisirs favoris.

d’bstouhvillk.

Oui.

Mcssire le prévôt, .les espaliers, les ombrages et le jou do paume du Grand Neslo sont toujours, comme par le passé, à

bKNVEN'UTO CELLINI.

votre dicpnt jiïon. — Mais pardon, il faut que je m© dérobe h voire affable entretien. (Piumk sortie.) Puisque j*< n© puis entrer au Grand Nesle, je vais on faire le lour extérieur II y en a p«ur un bon quart d'heure. n’rM ce pas? Le mur va jusqu'au Prr-nu*- Usm. AI* I si parmi le* joli*-* promeneuses je pouvais rencontrer une liebé.Vom» ne connaîtriez pas U ilée-sc Hcbé daesvoiie jhndiciion, n»s*ire le pTpvôi? Mais je vois que j'importune voire seigneurie. Je vous laisse, — heureux do pouvoir bientôt nie rapprocher d'un gentilhomme si plein d aménité et de courtoisie.

Page 1