‹ Benvenuto Cellini drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 14 sur 73 · scène m · texte numérisé non relu

scène m

D’OR BEC. D’ESTOl RVILLE.

d'bstourvillr.

L’insnlontl Pétonffë de ragot L’ordre est sans réplique! — D’orbec, mon vieil ami, écoute : Tu counais ma lillo Colombe? d'ohbic.

Certes ! uno adorable enfant f

d’bstoorvillr.

Tu as vingt fois parcouru lo Grand Nesle.

d'ohbic.

Un magnifique séjour I

r’ESTOL'BVILLl.

Eh bien I mon bon d’Orbec, je me décide à te donner en mariage ma fille, avec le Grand Nesle pour dot I d’orbec.

Avare I

p’UTOÜRVlllR.

Ingrat I

d’orbbc.

Ces compliments préliminaires échangés, raisonnons un peu; car au fond nous nous aimons, nYst-ce pas, d’&tourville? d'rstocrviixx.

Comme deux complices, d Orbec. •

p'oRBBC.

Seulement, ta os un ami haineux, quoi!

D’arrouiviLLi.

Et toi nn associé envieux, voilà tout.

d’orbbc.

Donc, raisonnons : Ta fille Colombo, mon cher, m’a de tout temps témoigné une antipathie particulière.

b'utuvrvilu.

Va, je t'imposerai.

d'orrec.

Oui, tu mVxposeras. N’importai ce serait mon affaire. Mais ce Grand Nesle, que lu ni*offr«S si gmiereusemeiil, tu vas bien être oblige, mon pauvre prévôt, d’en déguerpir tout h l'heure. d’bstocrvillb.

Non, mille massacres! Du bcc et des ongles je le défendrai contre La rapacité do cet artisan 1

d’orbec.

Fort bion! Mais toi, d’F^tourviüe, qui to défendra contre la colère du roi?

d’estocrvili.*.

Qui? madamo d’Étampes.

d’orbec.

Tlé! allons donc! nous y voilà. Il u*y a do maKre dû rot quo sa maîtresse. Seulement i*s-lu sûr do madame d’Étampes? c’est toute la question.

D'trrOURVII.LB,

Oui, je la liens : elle me doit tant!

d'orbbc.

CV*t bien plutôt moi qui la tiens : je lui dois tout! d'esioir ville.

Ecoute deux brèves nnecdmea —Il y a un an, madnmeà’Ktampos < ommençait à se la-sif do monsieur de M ni vert ru moment oh le roi commenç ât à s'en inquiéter. Uno nuit que le Galaor ao> luit de l’hôtel d'Eiampo» un peu trop lard ou un peu trop tôt, qufltro de tues hoquoton* eurent soin do lo prendre pour un voleur otle laissèrent mort sur la plai e d’orbec.

Oui, c’est uno prévenance, cela !

d’kstourviilB.

Il y a six mois lo vicomt» d- llungis devenait compromettant et le roi devenait jaloux. Si bien que '-’a Mnjes'é m’ordonna, à moi, prévôt «le Paris, d-- surveiller l'Anudis Mais j’eus la délicatesse de ne lo convaincro que d’un complot avec les Espa-

gnols, complot qnî n’avait jamais existé, et depuis ce temps, nous oublions ce pauvre vironne dans une basse fosse du Ghft* tel* t. On su souvit-nl de o s cluv-a-lâi d’orbbc.

On s’en souvient trop! — Mais eu attendant, il y a uno nouvelle fantaisie flous jeu, n'est-ce pas?

. d'bstourvilu.

Ah ! (usais cola!

d'orrec.

Le successeur de Mauvert et de Rungis est celte fois tout justement un élève de ce môme B' nvenulo.

D’ttTOL’RVlU.B.

Tu sais cela aussi !

d'orrec.

A telles otiseignps que madame d'Étampes va venir ici tout à l’heure, sous le masque do velours, pour parler à co jeune homme, et que tu es sorti, toi, pour parler à madame d’Étampes, sous le masque de ton dévouement.

D'BSTOl’RVILLI.

Mais tu sais donc tout? — Ah çb, pour être aussi bien informé que moi qui ai à mes ordies deux ou trois milliers d’oreilles et autant d’yeux espionnant tout le monde, — comment fais-tu, voyons ?

d’prbbc.

Pardieu ! je t'espionne, toi !

d'kstoortillb.

Oh I tu es fort !

d’orbbc.

Si fort que j’abats mon jeu, tu vois! En deux roots yeoi-tu ma réponse b tes amicales propositions 1 Si madame d'Étampes t’aide croître le Benvenuto, oui. Sinon, non.

d’rstoukvillb.

Intrigant!

d’orbbc.

Flatteur! Mais trêvo do coquetteries, voici du monde.

d’istoorvilli.

La litière de madame d’Étampes !

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