‹ Benvenuto Cellini drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 17 sur 73 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

LA DUCHESSE. SCOZZftNK, puis BENVENUTO et ASCANIO.

(Le crépuscule commence à se faire.)

BCOZZORR-

Madame, ma sœur, je voua en supplie, il en est temps encore î remon'ez dans la litière et allez seulement faire un »uur au l’réaux-Clercs Songez combien d’existences vous exposez; la TÔtre la première.

LA DUCHESSE

Ah! décidément, tu veux dune me tenter, toi! D'ailleurs, il est trop lard, vois! (.Iscanio descend le» marches de fa chapelle.— Bmcetxulo parait au fond. Le» deux femmes se masquent.) ascanio, à part.

S’il y a un danger dan» ce rendez-tous, je ne puis pourtant pas avoir l*air de le fuir. (Haut en s'arançonf.) Pardon, mesdames, serait-ce do l’une de vous que j'ai reçu cetto lettre?

LA DUCHESSE

Oui, monsieur.

ASCANIO

Alors, madame, daignez me dire ce qui m'a valu de vous une patcille faveur.

1BNVKNUT0, passant au milieu.

Attends, Ascanio 1 Excusez-moi, madame. — Je me jette bien témérairement h la traverse d’une onlrevue secrète. Mais la circonstance est si grave! Madame, voulez-vous m'accorder la grâce de m’écouler une seule minute?

LA DUCHB5SB.

Mais, monsieur...

Madame, ni Ascanio, ni moi, n’avons l’honneur de savoir qui vous à os. ïul’ignoros, n'est ce pjs, Ascanio?

ASCANIO

Oui, jusqu’à présent, sur l'honneur!

M'VtXCTO.

Quant b moi, vous me connaisses... (Mouvement de la Duch fse ) Voua ii** »»i« «Minai^wt pas? b vu r** gre! Openianl, A* mon vous dirnque je suis son ami. son frère aine, son père. — Oh ! m* soin b z pas, madame, i 1 r'est I** lil* que de mon fliuet — \|m- je l'mr Ç'i omt pet i de--* bras «lésa mère mourante, de sa ji.èie pour q'ti j'.iurais dorme nu vie; jel'ai uouin, Heve, choyé; je lu ai appn- à lire, a iiava lier, a aimer, à vou oir, à «ivre, à ‘.i> c<e .r enfl i n\» que lui po-*r famille, pour espoir et pour exiiiuico. Dis si c est vrai, Ascanio.

ascanio.

Oh! oui, devaut Dieu cl devant ma mère, cher maître.

BENVEMTO.

Eh bien! alors, quand je vois un danger, un danger réel et tcmlde ->.r lui. en méni** temps que sur vous, mailame, cVst mon drv* ir. c** , si mon droo d essayer «le le d«‘lourner, n'est ce pa-? Cour «via, avuulde lut parler seule, daignez in’ouleudre seul, madame.

LA Dl'ClirSSB.

Mais, convenez quo la demande est un peu étrange, monsieur.

Étrange, insolente, in«en«<*o. si von» voulez. Je sauve ce que fallu-* avovî un peu ne brutalité, suit, f>p*md»nl, j’aurais pu tromp-T Ascanio , l’écaripr, le contraindre pr< squ- Mais j'ai tiMij ut s été loyal vis à vie de lut ; il a toujours été libre vis àvi» do moi. J'ai toujours traite mou enf uit en homme. Au-si ce n’esi pas à lui qm j m’a dresse. ni 'il.ime, c'est à vous. Qu’il ne s'e i-igne pa«, qu’il itm-mm tout à i’h-ure, si vous le sou ha i« z. Ma e il «-si ircrtisin- que je voi s pari seul et avant lui. Vous ne mo u oyez pus? lu me crois, loi, \acanio!

ASC A MO.

Je vous croîs, maître, jo vous respecte et je vous aime. Mais pour quo je uiorcUru, uu me faudrait-il pas au moins l’avou do lUüduimi?

MaJarne !...

LL DUCHESSE

Qu’il soit donc fait, monsieur, selon votre bizarre désir; car, sur mou Auto, je Unis par ôli«* eu muse.

BBWEKVTO.

Va, mon Ascanio. Tu un qu'on so üo à moi.

AHCaNIU.

Madame, je suis à deux pas. (A part.) J’aime bien mieux

celai on aime mieux les poèmes que los préfaces ! (H rentre dans réglise.)

SCENÏ VI

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