‹ Benvenuto Cellini drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 40 sur 73 · ECONOME · texte numérisé non relu

ECONOME

Vous avez voulu tout voir par vous-même, foui faim par vous même, venez donc! llctivunulo cm avec tous se- ouvriers h la fonderie; il u'y a pas de d.mgt r qu'il tous surprenne ici LA DUCHESSE.

Et puis, quand il me surprendrait !

scoliose.

Tenez, voici d’n bord celle ouverture qui donne sur les jardiné du l** , iil Ne.-li*. C’est pnr lh qu’il amteuiptaii thiqim jour sa Colombe, c'est par h qu’il espère la faim passet auj.iui d’hui. Mais j’ai su lo complot et j’éclato è la fin !

LA DICIIKSSS.

El la châsse, où est-elle?

PAGOLO

IVrrièro ce ridrau, madame la duchesse. (Il ro tirer te rideau, ta Duchesse s’approche.)

LA DUCHESSE

Fort bien ! pouvez-vous soulever lo couvercle T

. PaCOLO.

Oui, madame» j'en sais le secret On n’a qu’è pousser ce bouton, vous voyez.

l a pro H ME.

Esi-ce que vous croyn, monsieur, qu’une créature humaine pourrait longtemps respirer du* s celle châsse?

PtOOLO.

Madame, le mallre lui-mùnm disait qu’on n’y courrait aucun danger pendant plusieurs h ures. Mais peu h peu l’air finirait par m niquer â la poitrine. De tout être vivant, ce catafalque en un jour, en deux jours au plus, ferait un cadavre.

LA DUCHESSE

Répétez-moi maintenant ce que vous avez raconté tantôt à Scuzzone.

PAGOI.O.

Madame, au petit jour, le mat re et Aseanio étaient en grande Cor»f**renco dans la fo-ge et se croyaient s«uls éveillés ; mais je m** trouvais par hasard dernète le fourneau, et sans avoir certainement l’intention de les rpier ou de les trahir 1...

la duchesse.

Abrégeons, co n’est pas du vos vertus que j’ai besoin.

PAGOLO

Ah ! tr«V bien ! L© fait est quoje les entendais. Àscanin disait : a t olornbe Sait le «langer affreux dont la haine de madame d'Eiampes menace sou honneur; elle est prêt* à tout, môme à la mort, pour s’y soustr aire; mais elle n’a d’autre •$< lo que le couvent d«'S IJtsiiliries où sa lame et la reina la deît'nd ai**nl. El comment. surveillée, gardco 5 vue, pourrait-ello s’enfuir de chez son père? A mut hasard , elle vieil. lia vers deux heures dans son allée, b Uenvenuio a répondu : « Tu sais, Ascanin, par où tu pourras pcnéirer dans le l’eut Ncsleut par où tu pourras introduire Ce ombe dans le Grand. Ensuite, l’art nroiégo l’artiste: je dois livrer aujourd’hui celte chine S la supérieure des Lts'iIîiiçs. Nous cacherons dedans Colombe cl nous la ferons transporter au couvent. Une lettre de moi , remise 4 sa tante avec la châsse, I instruira du tout. Rien de plus simple et de plus sûr, et le dernier de mes ouvriers pouiV. it, sans môme s\ n douter, remplir celto commission; mais, pour pliisd*» certitude, tu ton eba* géras, Aseanio. » Oh! Ih -dessus, moi, j'ai Gompiis qu'il y Avait IA un grand et utile service 4 rendre è madame h duchesse. J«*savai- que Sco/zoue devait ûtre avec vous contre la fl lu du prévôt, ei je lui ai tout dit, pour qu'elle allât tout vous redire.

la orcitFSst.

Ce qu’elle a fidèlement fait. Je vous en remercie tous deux, et tous deux vous en serez récompetfsés, soyez tranquilles!

SCOZZOMZ.

Madame» déjoues le dessein quo nous vous dénonçons, faitei conduira celto jeune (Rio au Louvre ou ch«*z vou? avant qu’elle ait vu Aseanio, mariez la avant que Rennnuto l’ait revue, c’est puur moi tout ce que je demande.

LA mCIlESSE.

La marier! folle! Tu veux donc que le grand artiste, comme on l’appollu, exue du roi • l du (tape l'annul lion du niariag<-? Il ic peut avec celte mamu do dicfs-d’uiuvro qui po:sède à prcst'ul h s souverains!

bcozzonb.

Oh ! vous avez raison !

LA DUCHESSE

Non.vois-tn, plusdedernw'liâtinn-ni ! p1u« de moitié de représailles 1 l.a vengeance serait dune la premièrw pascion ar**c loqu»'llu j’aurais marchande! Il ne s'agit plus è cette heure de for* lune, d** réputation, d'honneur... Il s’agit bel et bien, je les ai picvuiius, il s’agit de vio et de mort.

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