‹ Benvenuto Cellini drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 43 sur 73 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Les AUmes. PAGOLO. puis D’OU BEC el Us Hommes d'armes. rACOLC, au dehors.

Maître! ôtes vous là, maître? ouvrez t Les gens du roi occupent l'hôtel, ils fouillent partout ; monsieur d’Urbec veut vous voir.

BRNVFNITO.

Les gens du roi! On s’csl aperçu déjà do votre disparition. Colombe. Oui, la cour el les jatdms sent remplis de piques et d’ai quebuses.

scozzone, à part.

11 est trop lard I Tout lui dire? à quoi bon l Pagolo veillo au ded.ms, madame d’Klamjtes attend au dehors... Inspirez-moi, mon Dieu !

BKNVENUTO CELLINL

d’or bec, au dehors.

Ouvrez, au nom du roit

ABClHIO.

Maître, rctcnez-les; moi j« vois conduire Colombe.

Bi-KVKKUTO.

Non, ils lo chercheraient , il faut qu’ils te voit ni auprès do moi. — Scozzoue, écoulé. lu connais outre plau.

SCuZZONF..

Oui, jo le connais.

Btmmcto.

A toi de l'eiécoter. — Vous êtes vaillantes toutes deut. Colombe, ci oyez eu tout Seozzonc. Scozzono, je tecouiie Colombe.

8COUUKB.

A moi! b moi 1

BEXVBMTO.

Oui, à toi.

RCOZZOHB.

F.h bien! soit. Mais j’irai ot jo resterai avec Colombo aux Ursulincs.

BEHVBKDTO.

Ahl vous êtes cruelle, Si o/zone I

SCOZZOXB.

Vous croyez I

d'orbrc, en dehors.

Au nom du roi, vous do voulez pas ouvrir?

scozzose, à Colombe.

Venez, venez vile, m*dcnuu*?llc. (KlU va terrer Itt majns de Bcnv-nuto, le regarde arec de * yeux comme aride», et, d'nn accent profond:) Adieu, lient enuto. {Elle entraîne Colombe derrière le rideau.)

d'or BBC.

Enfoncez la porto.

BCKvtnirro.

Ouvre, Aseanio. (Aseanio ouvre. D'Orbec se précipite suivi de Pagolo et de six ou huiï sergents d'ormes.)

d'orbbc.

Ab ! vo"s vnilb done , monsieur. Qu’avez-voos fait do Colombe, do ma liancce? Elle a d»sp<ru, elle est ici!

BBXVEMiTO.

Cherchez, monsieur.

o'oRRrc.

Oh! vous S'Tez moins fier aujourd'hui. Ce n’est pas vous qui avez l'ordro du roi, c’est moi. Um>z...

bravexoto, lisant .

• Ordre du roi. — Bcu'cnMo Ceüini, accusé d'avoir prô'n les » mains b l'enlèvement de nebb* demoiselle C> •tombe d'K<*tourt vi|tM, s^ri' cnn* igné au (irai d Neila a*« c tous s*** ouvriers, *-t a le Grand Noslo sera gardé à vue pendant le temps qii- doit » durer U foule du Jupiter... » Sire! sirel mi ns reproche, c’est la seconde fois que vous nt'ahand mmpzI — Mais vous avez raison, monsieur, je n'ai pas le d oit do me révolter aujourd'hui.

d’orbbc.

Vous obéirez ?

ftriVRRirfo.

J’obéirai. Seulement, jo dois obéir. b la reino commn j’obéis au roi ; j’ai promis sur 1 honneur b la reine qu’une chiite qu’elle m'a i ommandec pour Je? UiMilim-s serait livrée aujourd'hui. Puis-je faire porter celle cbflssn au couvcut par rues compagnons ?

d’okrec.

Mes hommes la porteront. Un seul do vos ouvriers suffira pour l'accompagner.

BKtVEXVTO. „

Soit. Je désigno Ascanio.

d’obbec.

Non. Car au nom du roi, j’ar-ête Ascanio des Gaddi.

Bi.WRMTO.

Mon enfant I El pourquoi l'an ôtez-vous, monsieur?

d’obbec.

Il est désigné comme le ravi-seur; voua n'ètcs quo son complice. Allons ! qu'ou le saisine t

BEKVEMJTO.

A va nio! une armo! Oh! mois je suis fou! Pardonnez, monsieur l.t s>*ulo armo dont jo puisse me servir celte fois n'est pas d’acier, ello est do bronze, n je ne l'ai pas cutore fuuduo.

B RH VER CTO.

Mon pnfnnt, imite-moi. Du ralme ; aie conflsnce en Dton et en ton ami — \dien, Ascanio. [Ascanio part emmené par les gardes.) Pagolo. venez. C'est vous qui conduire* auz Ursulmes les porteurs do la châsse. Sur voue âme, Pagolo, retenez et exécutez fldélemenl tout ce que je vais vous dire. Vous demand- rez b pailor b madame la supérieure. A elle-même. Vous lut remettrez cette lettre. A elle s-ulc. C’est l'indication du secret qui ouvre la chàsso. Vous prierez madame ta supérieure do lire ceim lettre, tout de suite et en votre présence. Cela fait, vous reviendrez aussitôt me rendre compte do votre commission. Vous m'avez bien compris, Pagolo, et vous m'obéirez en tout point ?

pagolo, les yeux baissés.

Oui, mattre.

B ER V RK CTO,

r»egardez*n;oi, Pagolo, cl répétez.

fACOLO,

Oui, maître.

BWVKHUTO

C’est bien, m^rci. (Aux sergent.* ) La châsse est lb, vous pouvez la prendre. (Un des fcnfluiu< du Ptrrnt tire le rid>a n. La châsse est fermee. Une femme, la If te couverte d'un voile, sort et traverse d'un pas lent el grave le théâtre.)

BRKVP.M Ti), ou passage.

Au revoir, n’est-ce pas, Sçozzone? (Elle passe sans répondre.) Eilu est impitoyab el

n’or. DEC.

Quelle est celte jeune 011e?

BFKYBM'TO.

Cette jeune fllle s’appelle Scozzone, monsieur, elle éfoit é© U maison.

n’OBBRC, rarréfaiM.

Un instant I où est la bague? (Elle la lui présente.) C’est bien, passez !

BEKVKVITO.

Adieu, Scozz- nel (La femme voilée sort.— Aux hommes qui emportent la chasse, marchant auprès d'eux.) Iles amis, pmiçz bs précautions Ira plus mi.iutieuses, u’ost-ce |as? A couse des OguritiH», vous voyez. 1 1 puis c'e*l un obj l sacre, c’eai fait pour contenir une saint \ Pagolo, veille el so u viens- toi 1 — Adieu, Colombe t (Tous sortent , moins Uentenulo.)

SG CRC V.

BENVEMJTO, ind.

Tout roque j’aime vient de s’en ell-T devant me? yeux- Maison vide, m*ur d va-ié # M« v* ilh S"ul. \Se redressant.) Kh bien, s< ul, je veux reconquérir tout co qu'en vient de m'enlever. I.e moule est prêt, la fournaise bout . la foute du Jupiter attend. Ce n’est plus sei'Viiieni ma gloire qui m ité|.end , c’csi ma vie. e'rsi lo s.ilut de Colombe, • Y$i la linorté d'Asc tino. cVm I • bonheur de Ions. A l.»n-, que l'an rsie f au vo l’honi'uu. (Otant son pourpoint.) Tu as avise soufTen, ll-uxfiiuio' consok-toi, opaiso-toi, reposetoi, — travaille! A la fonte I à la foute !

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