L'ÉDUCATION DES DEMOISELLES
Le dernier couplet explique le ton leste et cru des quatre autres, en montrant que la demoiselle en question le doit à de certaines leçons, toujours en dehors du programme des écoles, bien plus qu'à la musique, à la danse, au dessin et aux autres enseignements dont on a voulu faire ici la critique. Aussi Béranger m'accordait-il que cette critique serait peutêtre plus piquante, et l'avertissement plus salutaire, si, ravie à ce point desjoo^ voluptueux et des beaux
nuSj la jeune personne en parlait comme des quatre règles et de la grammaire.
« Il est bien entendu, ajoutait-il, qu'on aurait grand tort de faire de cette chanson une application générale, et d'y rien voir ayant trait à l'éducation qui se donnait de mon temps. »
MADAME CnÊGOFRE.
Bien avant madame Grégoire il y avait une autre dame, célèbre aussi dans son temps, et dont le cabaret, à l'enseigne du Fameux Petit Père Noir^ décorait le coin nord de la place Maubert. C'est là que se réunissaient les deux La Ferlé ^ Conlange^ Pavillon et tant d'autres. Le recueil intitulé les Tendresses bachiques nous a conservé un couplet sur ce Fameux Petit Père Noir et sur la madame Grégoire d'alors. » Si tu veux, chantait le chevalier de La Ferté
Si lu veux, sans suite et sans bruit, Noyer tous tes cliagrins et boire à ta maîtresse, . Viens, je sais un réduit Inaccessible à la tristesse.
Là, nous serons servis de la main d'une hôtesse ,
Plus belle que l'astre qui luit; El, mêlant au bon vin quelque peu de tendresse, Contents du jour, nous attendrons la nuit.
Ce réduit dut entendre bien des refrains ; car Dieu sait si les chansons manquaient alors plus qu'aujour-
d'hui. Un certain Dubousset ou de Bousset, bon faiseur, en publiait vers ce temps un volume chaque premier janvier, et continua de ce train pendant 3/i ans.