‹ Béranger et ses chansons: d'après des documents fournis par lui-même et avec sa collaborationChapitre 157 sur 241 · LA FUITE DE UAMOVR · texte numérisé non relu

LA FUITE DE UAMOVR

Espèce de romance, sans beaucoup de passion dès lors, ni surtout d'idées : Béranger était trop penseur et trop peu amoureux pour bien traiter de pareils sujets. Aussi toutes ces plaintes laissent-elles le lecteur assez calme, et, au surplus, le troisième couplet le rassurerait, s'il y avait lieu. La liste qui s'y trouve, en effet, n'est pas sans doute complète, et suffirait déjà cependant. Regretter tant de bonnes amies à la fois, et rappeler ainsi les diverses façons de procéder avec chacune d'elles, montre moins un homme souffrant du poison des traits et des sombres feux^ que disposé à fredonner la définition d'un opéra de jadis :

Le plus charmant amour Est celui qui commence Et Qnit en un jour \

A quoi Bernard, dit le Gentil (pourquoi?), ajoute de son côté :

A peine on le goûte Qu*il n*est déjà plus.

Comme on voit , il durait peu alors ; mais, grâce au progrès de toute sorte, sa vie moyenne s'est accrue, et, au lieu du vieux couplet :

L'Amour n'est, dàl qu'un oiseau de passage.

on a pu chanter :

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