‹ Béranger et ses chansons: d'après des documents fournis par lui-même et avec sa collaborationChapitre 173 sur 241 · L'ÉCHELLE DE JACOB · texte numérisé non relu

L'ÉCHELLE DE JACOB

Si les seuls Juifs montaient à l'échelle du 4 et 3 pour 100 , on s'étonnerait moins de la hide secousse qui les en fait tomber ici ; mais les chrétiens et autres se montrent tout aussi lestes, et, comme dit la chanson :

Le sandis n'est pas de Thébreu.

Béranger aimait peu les Juifs , qui ne sont pas aimés de tout le monde. Il lui fallait ses préjugés : à chacun les siens ! Toutefois, on excuserait sur ce point tel gentilhomme ou tel catholique du bon temps; mais parler de progrès , d'avenir, d'égalité , de fraternité, mots dont on couvre nos murs, et croire aux races, au point d'honneur, j'allais dire au loupgarou ! . . .

Les chrétiens, pendant longtemps, ont été assez peu chrétiens avec les Juifs. Aussi quels hommes que ces Juifs!... N'ayant absolument droit et faculté icibas que de vendre des chiffons et prêter de l'argent, ils font l'un et l'autre pour ne pas mourir de faim : crime déjà! Puis, à force d'activité, d'économie, d'inteUigence, ils gagnent, s'enrichissent : crime encore! Knfm honnis, injuriés, pillés, massacrés, ils laissent voir peu d'amour pour leurs persécuteurs, et vont même jusqu'à user de finesse et de ruses pour se préserver et leurs biens : quel crime abominablej et dénotant certainement une race maudite ! d'autant qu'ils ont généralement le nez aquihn, les cheveux plus ou moins noirs, et d'autres signes caractéristiques!

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