‹ Béranger et ses chansons: d'après des documents fournis par lui-même et avec sa collaborationChapitre 94 sur 241 · BRENNUS OU LA VIGNE, ETC · texte numérisé non relu

BRENNUS OU LA VIGNE, ETC

Était-ce vraiment, comme l'ont prétendu certains historiens, pour faire chez lui cet excellent vin d'Étrurie, dont Aruns lui avait envoyé quelques paniers, que Brennus s'en alla guerroyer contre les Romains? Il aurait pu évidemment se procurer à moins de frais le plant dont il avait envie, et qui dut être payé de bien des milliers de nos grands-pères. A la vérité, on regardait peu alors à cette sorte de monnaie, assez courante encore de nos jours.

Il y a dans le troisième couplet deux bien beaux vers, mais d'une vérité et d'une moralité contestables. Serait-ce chose certaine qu'on ait jamais dû au bon vin beaucoup de grandes œuvres, même de bonnes, quoique en effet les buveurs ne soient pas en général de méchantes gens?

Qui pourrait assurer, en outre, que Brennus fut honmie à se préoccuper véritablement de l'honneur, des tableaux, des statues? Des amours, à la bonne heure! Tout le monde s'y entend, et, comme dit Lorris:

A cest amour sont prests et prestes Autant les hommes que les bestes.

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