‹ Béranger et ses chansonsChapitre 110 sur 269 · LE VENTRU · texte numérisé non relu

LE VENTRU

Excellente plaisanterie et qui, pendant des années, fit fureur. Avec les préoccupations de cette époque

comment se serait-on lassé de couplets ainsi tournés et pétillant d'une gaieté si spirituelle et si mordante? Le style en outre pourrait-il être plus correct et plus vif?

Le mot de Ventru a été reproché à Béranger, comme si par sa trivialité même, il ne convenait pas d'autant mieux à ces hommes, tout entiers à eux-mêmes et aux leurs, et, quoi qu'il arrive, tout entiers à leur ventre. Seulement, une réflexion ne peut manquer de frapper ici, c'est que les chansons à boire , en mettant si haut la bouteille et ses joies, seraient peu propres à nous délivrer de cette engeance.

Cette boutade faillit coûter à l'auteur sa place d'expéditionnaire, c'est-à-dire son gagne-pain : c'eût été cher.

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