‹ Béranger et ses chansonsChapitre 117 sur 269 · LA SAINTE ALLIA SCE DES PEUPLES · texte numérisé non relu

LA SAINTE ALLIA SCE DES PEUPLES

Voilà qui est mieux ! et ce ne sont plus seulenaent des vers bien faits et des mots à caresser l'oreille. L'inspiration semble ici toute chrétienne.

Cette chanson fut faite à la prière du vieux et digne M. de la Rochefoucauld, qui, pour célébrer le départ des troupes étrangères , eut l'idée de donner une fête à son château de Liancourt. Béranger ne s'engagea pas d'abord, car il craignait de ne pouvoir traiter un pareil sujet.

La pièce achevée , il l'envoya , et sans vouloir assister à la fête , sa règle étant de ne fréquenter aucun grand seigneur de l'un ou de l'autre régime , non par une fierté mal entendue et dont on aurait été en droit de se blesser^ mais par suite de son peu de goût pour les manières et le ton qu'impose cette sorte de société. Les couplets réussirent et furent publiés dans la Minerve, revue de cette époque.

On serait tenté de vouloir changer, dans le cinquième, un mot quelque peu hardi , celui par lequel sont qualifiés les conquérants. Mais les troisième et quatrième laissent- ils rien à désirer?

Ce que dit le dernier de la beauté de l'automne n'est point une invention du poëte. Les gens de mon âge peuvent se rappeler la douceur des derniers jours de 1818. En beaucoup d'endroits on vit refleurir les arbres comme au printemps.

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