‹ Béranger et ses chansonsChapitre 145 sur 269 · MON CARNAVAL · texte numérisé non relu

MON CARNAVAL

Béranger, dans sa jeunesse, aimait beaucoup le bal, les masques, les fêtes, non pas pour y chercher aventure ; mais le mouvement et la gaieté lui en plaisaient, sauf à retrouver ensuite les heures de rêveries et d'études. A soixante ans encore, il ne faisait pas fi de ce passe-temps, et, quand il se le donnait, ce n'était pas sans lorgnon ni gaieté.

Cette chanson, la seconde sur le carnaval, vaudrait moins que la première, et l'une et l'autre doivent agréer médiocrement à qui recherche les belles joies de nos jours. Battre rudement la mesure prouve-t-il qu'on sente et qu'on aime la musique, et sauter et crier en forcené, qu'on s'amuse beaucoup à la danse?... Mille dessins, au reste, initient à ces ingénieuses et nobles fêtes , où l'on se coiffe de lèchefrites et de tuyaux de poêle; et les costumes, le geste, le langage, et toute la façon d'être, montrent assez combien Paris mérite sa réputation de passé maître en plaisirs.

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