‹ Béranger et ses chansonsChapitre 230 sur 269 · Victor Hugo · texte numérisé non relu

Victor Hugo

beauté, au contraire! car son métier est de tenter; et avec quoi, mieux qu'avec la dernière? Sedaine le remarque doctement dans son pot pourri. Un diable laid serait un diable honnête, un pauvre diable, un sot et ennuyeux diable, comme tous ceux du grand Milton. Cette vérité avait frappé Cazotte et Lewis, experts en la question; et, quant à Callot, c'est lui vraiment, non le saint, qui n'a pu résister à la tentation de produire toutes ces étrangetés, ou, comme aurait dit le bon cardinal, toutes ces coglionerie.

Il faudrait, au reste, qu'une femme aimât beaucoup pour se contenter de plaire à un seul, avec la certitude, ou seulement la probabilité, de ne plaire désormais à aucun autre. Méduse aussi se serait consolée de son excès de laideur après son excès de beauté : mais Quinault seul en dépose et son témoignage est discutable. D'ailleurs il prêterait à la pauvre Gorgone une résignation bien subtile, si on le peut dire.

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