‹ Béranger et ses chansonsChapitre 231 sur 269 · LE VIEUX CAPORAL · texte numérisé non relu

LE VIEUX CAPORAL

Cette pièce est admirée, non sans raison. On ne saurait trouver un ton plus simple, plus ferme, plus vrai, hormis cependant dans le quatrième couplet, dont la première leçon était :

Tiens , de ces jardins vois l'ombrage , Ils me rappellent nos cantons.

Chez nous cent fois jusqu'à l'aurore J'ai dansé sous de frais lilas.

(( Ce dernier vers, Déranger, ne peut rester, m'écriaije, moins (ncore parce que les paysans ne dansent guère sous les lilas, que parce que ce n'était pas le moment de rappeler un pareil souvenir, dans lequel on serait tenté de voir une affectation d'insouciance. (Il suffit sous ce dernier rapport" du : Morbleu ! ma pipe s est éteintel) » Le vers en question fut donc changé, mais pour un pire, et gâtant en outre celui qui vient après :

Bon Dieu ! ma mère existe encore.

car à la suite d'une pensée d'amourettes et trop lestement exprimée, ce cri, qui devrait être si touchant, ne paraît plus qu'un mot hors de place et faux dès lors. J'insistai donc : « Vous en parlez à votre aise, me dit-il; trouvez-moi donc des mots en as... » ô rime!

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