LE VOISIN
Le moyen de ne pas rire ! si surtout le chanteur s'y entend.
Béranger avait une sœur religieuse, mais à laquelle ces couplets, qui remontent à 1804, ne sauraient faire allusion, parla raison toute simple qu'elle n'entra en religion qu'à l'âge de 22 ans, c'est-à-dire en 1809.
Béranger resta lié avec elle et allait la visiter à son couvent des Oiseaux. C'était une excellente femme, fort pieuse et fort tolérante, et qui, après plusieurs tentatives pour obtenir ce qu'elle appelait, suivant
l'usage, le retour de la brebis égarée, finit par y renoncer, la brebis se refusant à prendre le chemin du bercail. Quelque temps avant la mort de son frère, elle vint le voir, accompagnée, je crois, de la supérieure du couvent. Celle-ci fit une nouvelle tentative. (( Pardon, ma sœur, répondit le malade en souriant, mais mon curé ^ veut bien se charger de cette affaire. » Ne serait-ce pas à propos de cette affreuse épine du septième couplet, que Voltaire écrivait à M'^^ Duclos :
Vous charmez toute la nature,
Belle Duclos; Vous avez les dieux pour rivaux; Et Mars tenterait l'aventure, S'il ne craignait le dieu Mercure ,
Belle Duclos.