‹ Béranger et ses chansonsChapitre 77 sur 269 · LE MARQUIS DE CARABAS · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE CARABAS

On a beau lire et relire cette pièce, on n'y trouve point à reprendre, hormis peut-être le cinquième couplet, qui ralentit le pas et nuit au mouvement si gai, si vif de tous les autres. Quelle verve, quelle humeur, quel ton ! et, dans une boutade si folle, quelle phrase nerveuse et concise ! Béranger seul, je crois, a eu l'étonnant secret d'écrire à la fois comme Tacite, Voltaire et La Fontaine.

Ce pauvre marquis de Garabas , dont la France rit tant alors et que les gouvernants eux-mêmes de cette époque , un peu las de ses exigences , ne furent pas fâchés de voir tympaniser, risqua une réponse sur le même air (de Désaugiers, je crois) , mais ne la laissa chanter ni lire.

Page 1