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une suite de dessins et plans se rapportant à cette chapelle, et montrant quelques détails de sa construction :

Une planche représente la porte, qui est rectangulaire et mesure 7 pieds 9 pouces de haut, sur 4 pieds 9 pouces de large. La mention suivante y est inscrite : « Porte de l’Eglise des prestres de la Doctrine Chrétienne à Bercy pour être exécutée, ce 3i août iy33 ». Le fronton de ce portail est décoré à la clef de deux gracieuses têtes d’angelots confondues dans les mêmes ailes; deux palmes les flanquent de chaque côté. Un attique à denticules est supporté par deux consoles contournées, décorées également d’angelots.

Le dossier contient aussi un fort beau dessin au lavis, d’un rétable en marbre rose avec ornements de bronze. Des colonnes torses et des colonnes cannelées, à chapiteaux corinthiens supportent un dais formé de nuages d’où s’élancent des rayons, et décorés de tètes de petits anges. Le soubassement est orné d’un motif en bronze formé des attributs de la foi. Rien, à la vérité, n’indique si ce dessin représente un monument existant ou si c’est un projet.

Deux plans juxtaposés montrent, cependant, qu’une église nouvelle fut substituée, au même point, à une précédente. On y lit, en effet, les mentions suivantes inscrites sur chacun d’eux : « plan de la nouvelle chapelle, côté de M. Letourneur », et : « plan de l’ancienne chapelle, côté de M. Letourneur ».

La dite église est une simple nef, tout en longueur, avec des colonnes de chaque côté soutenant sans doute des tribunes ; le maître-autel est au fond.

Voici encore un autre dessin représentant la façade des bâtiments, avec une tour carrée surmontée d’un lanternon pour la cloche et décorée d’un cadran d’horloge. A côté, est un portail surmonté d’une croix, qui est sans doute l’entrée du

monastère. La tour et les bâtiments sont ornés de bossages sur leurs arêtes.

Du maître-autel au portail, la chapelle mesure 7 toises en longueur, sa largeur est de e3 pieds. En arrière du maîtreautel sont deux tribunes, sur le côté il en existe une autre ; la sacristie est derrière. Dans une pièce fermée, située près du portail, on lit la mention : « Partie à distribuer en plusieurs bancs pour différentes personnes de considération 1 ».

Les historiens parisiens du temps ne nous ont donné que fort peu de détails sur la maison de la Doctrine et sur son église, et ce n’est pas chez eux qu’il faudra puiser des renseignements à ce sujet.

Notre-Dame de la Doctrine chrétienne, dit Piganiol, est une maison de clercs réguliers de cette congrégation.

Elle est située au bout de la rue de Bercy, à proximité de la Vallée de Fécamp et voisine de la Grange aux Merciers. Les Pères, précédemment à Bourg-la-Reine, où Jérôme du Four, Conseiller au Parlement, les avait établis en 1 665, vinrent au faubourg Saint-Antoine en 1675 avec le consentement de leur fondateur. Un avocat au Parlement, Jacques Champion, et sa femme Marie du Port, leur avaient donné la place nécessaire pour leur installation à Bercy 2.

Ces Pères, indique Sauvai, en parlant de cette curieuse institution, ont à Paris une troisième maison qu’ils appellent la Maison de la Grange , ou de Bercy « située dans l’ancienne Vallée de Fescam, au haut de la rue nommée aujourd’hui de Berci, fauxbourg Saint-Antoine, paroisse de Sainte-Marguerite ».

En 1677, ajoute cet auteur, Jacques Champion, ancien

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