Archives Nationales. S
2. Description de Paris et ses environs, par Piganiol de la Force, 1742, t. IV, p. 474.
avocat au Parlement, et Marie du Port sa femme, firent leur donation de Bercy et pourvurent à l’installation de la maison, laquelle fut dotée des revenus attachés à la précédente institution de Bourg-la-Reine fondée douze ans auparavant par Messire Jérôme du Four-Alligret, Conseiller au Parlement. C’est de cette année 1677 que datent la donation Champion, le consentement de Dufour à la translation des revenus de Bourg-la-Reine, la permission de Mgr de Harlay, archevêque de Paris, et les lettres patentes du roi. La chapelle de la maison est dénommée Notre-Dame de bon secours l.
Dans la déclaration du 3o décembre iyôo, nous trouvons des détails intéressants sur la situation du monastère, ses revenus et ses charges, et nous y voyons que les bâtiments n’étaient pas à l'abri des inondations :
La maison consiste en deux corps de logis, l’un desquels est assez étendu, mais très vieux et menaçant d’une ruine très prochaine, que les fréquens débordemens de la rivière, auxquels sa situation l’expose, ne peuvent manquer d’accélérer; l’autre, moins considérable mais plus solide, et reconstruit depuis douze à treize ans ; une église ou chapelle ; cours et jardin.
Le casuel consistait en aumônes et offrandes pour messes célébrées, et aussi dans le produit des chaises et des quêtes faites dans l’église. Le tout s’élevait à environ 480 livres par année ; les terres et maisons rapportaient 940 livres ; les rentes 720 livres 6 sous, soit au total : 2.140 livres 6 sous.
Dans l’énumération des charges, on trouve encore des renseignements qui ne manquent pas d’intérêt :
En vertu de la fondation de la maison de Bercy, on est obligé d’y avoir deux prestres résidens et un frère, lesquels doivent être logés, nourris, vêtus et entretenus sur les revenus de la maison. On ne peut se dispenser d’avoir un domestique dont les gages et la nourriture sont un objet considérable pour une mai-
1. Histoire des Antiquités de la Ville de Paris, par Sauval, 1750, t. I, p. 632.