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Archives Nationales. S

somme de 1.800 livres ; 20 en rentes sur le Roi et l’ancien clergé, pour la somme de 947 livres 6 sols 8 deniers, soit au total, à 2.747 livres 6 sols 8 deniers; que les charges s’élevaient à 1.188 livres 2 sols 7 deniers, représentées par les décimes, redevances, rentes foncières, rentes viagères, entretien de bâtiments, frais du culte, etc. Ce qui donnait un excédent de revenus de 1 .559 üvres 4 sols 1 denier 1 ; somme fort respectable pour un établissement de cette nature.

On verra plus loin les démarches faites par la municipalité de Bercy pour soustraire cet établissement et sa chapelle, à la vente des Biens nationaux.

L’historique de la maison des Pères de la Doctrine chrétienne, dont la chapelle deviendra l’église paroissiale de la future commune de Bercy, nous amène tout naturellement à parler des diverses paroisses qui assurèrent le service du culte, dans cette région, aux temps lointains de son passé.

D’après un procès-verbal du 14 janvier 1491, dressé en vertu d’un arrêt du Parlement mettant le prieur de Saint-Éloi en possession des dîmes, grains, vins, croissant dans toute l’étendue de la cure de Saint-Paul, ii est possible de reconnaître la partie des territoires de Bercy qui, à cette époque, était englobée dans cette paroisse parisienne:

En commançant à la porte ou barrière de la Bastille Saint-Antoine estant hors la ville de Paris et d’illecques le long des faussés, jusques à la tour et belevart de Billy, et de là en tirant au long de la rivière de Seyne jusques au ponceau; et du dit ponceau, tirant le long des fossés de la Grange aux Merciers jusques à la grant porte, et de là, en tirant par une sente au travers des vignes de dessus le pré, en descendant contre val jusques au val de Fesquan, et de là en tirant jusques au vieilz chemin, du pont de Charenton, et d'illec en montant le long du dit vieilz chemin, en traversant le dit chemin le long d’une sente, qui fait la séparation des vignes de la seigneurie de maistre Estienne Boucher à cause de sa

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seigneurie du pont de Charenton et les terres de la Chambre de France, et de la en tirant au chemin qui va de Saint-Denis au chemin Saint-Mor en comprenant toute la pointe de Ruilly, et du dit chemin en descendant devers Paris ung traict d’arc ou environ jusques au terrouer Saint-Mandé l.

Mais l’église Saint-Paul, siège de la paroisse, était si éloignée de la région, que M. de Bercy, au dire de Jaillot, fit construire une chapelle pour les habitants de sa seigneurie, dans la rue de Bercy, près celle de la Grange aux Merciers, où l'on célébrait les offices les dimanches et les jours de fête. M. de Boislisle a trouvé dans le chartrier de cette famille, que la dite chapelle fut édifiée par Charles-Henri Ier de Malon, en i65q, contre le gré de la paroisse de Saint-Paul, dont le curé s’était alors déclaré l'adversaire résolu du projet. Le Parlement, saisi de la question, donna gain de cause à M. de Bercy. Par un arrêt du Conseil, du 4 mars i656, il fut autorisé à doter cette église des fonds nécessaires à son fonctionnement quotidien. La consécration eut lieu le 14 novembre 1669, sous l’invocation de saint Hubert et de saint Roch, et avec la présence de l’archevêque de Paris.

Il ne faudra pas confondre cette chapelle avec celle du parc ou du château, située, ainsi que nous l’avons dit plus haut, vers la grille séparant la cour de l’avant-cour du Domaine de M. de Bercy. Elle fut, dès son origine, une chapelle de secours destinée à éviter aux habitants le long trajet existant entre leurs maisons et Saint-Paul de Paris ou Conflans.

C’est bien, d’ailleurs, ce que dit l’abbé Lebeuf quand il affirme que les Pères de la Doctrine chrétienne s’établirent en 1677 :

Vers la vallée de Fécan, dans la rue de Bercy, proche une petite chapelle où le seigneur de Bercy faisoit dire les Dimanches et fêtes une messe en faveur des habitanstrop éloignés de l’Eglise Saint-Paul, alors leur Paroisse 2.

1. Histoire du diocèse de Paris, de l’abbé Lebeuf, édition Cocheris, t. III, p. 439.

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