‹ BercyChapitre 41 sur 133 · Archives Parlementaires , t. XXXV, pp. 5a6, 55 1 et · texte numérisé non relu

Archives Parlementaires , t. XXXV, pp. 5a6, 55 1 et

2. Décret imprimé à part, Imprimerie Nationale , in-12, 3 pages. Ce décret, qui est classé dans les résidus de la séance du 10 décembre 1791, ne contient pas ainsi que nous le disons, le procès-verbal du Directoire du District de Bourg-la-Reine donnant les limites de la nouvelle paroisse de Bercy. Archives Nationales. C. 140, n" 126

par l’Assemblée elle-même, nous n’en saurions indiquer exactement le parrain. Dans les notes de M. Bournon nous trouvons cette réflexion assez ingénieuse que le maire de l’époque se nommait Edme Renat. Peut-être voulut-on lui faire cette flatterie de donner son nom à la nouvelle paroisse. Nous indiquerons, d’autre part, qu’un prêtre de la Doctrine chrétienne paraissant jouir d’une certaine notoriété, est mentionné sous le nom de frère Edme dans l'inventaire de ip53 dont il est question plus haut. Consulté à ce sujet, M. l’abbé Maumus, curé de Bercy, nous fait connaître qu’à la lin du dix-huitieme siècle on allait beaucoup en pèlerinage au célèbre tombeau de saint Edme, à Pontigny, pour obtenir une heureuse délivrance, fait qu’on peut rapprocher du vocable de la Nativité de la Vierge que portait la même chapelle avant d’être paroissiale. Cette coutume, ou plutôt cette croyance, existerait encore aujourd’hui à Bercy, où les paroissiennes vont, le jour de la fête patronale, présenter leurs petits enfants à la chapelle de la Vierge et les faire bénir.

Il restait à élire le premier curé. La lettre ci-après nous apprend que cette formalité s’accomplit à Bourg-la-Reine, au mois de décembre 1791, devant une députation du Conseil général de la commune de Bercy, par un corps électoral venu de la nouvelle paroisse.

Cette lettre émane du premier Syndic du District de Bourgla-Reine et est adressée au maire de Bercy :

Bourg-la-Reine, ce 17 décembre 1791.

Demain, Monsieur, l’on nommera le curé de votre nouvelle paroisse, si d’ici à ce tems, le décret qui l’établit, et que j’attends d'un moment à l’autre, me parvient sanctionné comme le Ministre delà justice l’a promis à M. le i'r Syndic au nom duquel je vous écris. Malgré cette incertitude, comme d'un côté il est nécessaire d’éviter aux membres du corps électoral, la multiplicité des opérations et des courses, que le mauvais tems doit leur rendre fastidieuses quelque soit leur

patriotisme, et que d’un autre côté il est urgent que vous possédiez votre pasteur, à cause du grand nombre de fêtes qui approchent, M. le premier syndic estime qu’il serait à propos que vous risquiez demain un voyage au Bourg-la- Reine, avec une députation du Conseil général de votre commune, pour assister au nom de la Commune entière, à la proclamation qui seroit faite de votre pasteur, incontinent après sa nomination, en cas qu’elle eût lieu demain; et à cet effet, on enverrait sur le champ un exprès chercher l’Élu de sorte que ce seroit une affaire terminée. Vous voudrez donc bien vous rendre avec la députation et vos insignes demain au Bourg-la-Reine, dix heures précises du matin.

Voilà les intentions de M. le Premier Syndic, qui m'a chargé de vous en faire part, étant trop affairé pour vous écrire lui-même '.

Voici donc l’ancienne chapelle des Pères de la Doctrine chrétienne, reconstruite vers 1727 par l’architecte Victor Dailly, fonctionnant à la fin de 1791 au titre d’église paroissiale.

La municipalité de Bercy a le plus grand souci de la garnir et de l’orner, et va profiter, pour cette opération, de la dispersion du mobilier de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, à laquelle il doit être procédé dans le courant de l’année 1792.

Elle s’est donc adressée au Directoire du District de Bourgla-Reine, qui lui-même a fait les démarches nécessaires auprès du Directoire du Département de Paris. La réponse de ce dernier donne des renseignements intéressants sur la question et vaut d’être plutôt reproduite qu’analysée :

Paris le 21 juin 1792. L’an 4e de la Liberté.

A MM. les Administrateurs et Procureur Syndic du District de Bourg-la- Reine.

Nous avons reçu, Messieurs, votre lettre du 1 3 de ce mois, ensemble votre délibération du même jour par laquelle vous êtes d’avis qu'il y a lieu, avant de faire procéder à la vente du mobilier de la Sainte Chapelle de Vincennes et sur ce même mobilier d’accorder à la Municipalité de Bercy : i° une croix de cuivre argentée sur son pied, 20 huit chandeliers de même matière, 3° un drap mortuaire en velours noir et l’ornement complet de la même couleur, 40 un ornement complet rouge, 5° pareils ornemens blanc, violet et verd, et encore sur l’argente-

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