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Archives Nationales. F 4 i3oi

Longtemps encore les matériaux de cette démolition obstruèrent la voie publique et gênèrent les mouvements du port. Le 11 nivôse an III (3i décembre 1794) le citoyen Petit, architecte des Domaines Nationaux, écrit au citoyen Balduc, qu’il s’est transporté à la barrière de La Râpée et a remarqué que les pierres provenant de l’ancienne construction : bases, fûts, chapiteaux, sont toujours déposées sur la berge et gênent la navigation. Il lui demande de les faire enlever dans le plus court délai et avant l’arrivée des grosses eaux L

Il résulte d’une lettre de Lucas, visiteur des locations des maisons de la Nation, postérieure à Thermidor an II, qu’il y avait à la barrière de La Râpée une autre maison provenant des ci-devants Fermiers Généraux, où logeaient les commis de cette barrière, et différente du nouveau pavillon qu’on y avoit fait construire lequel fut totalement démoli au commencement de la Révolution.

Cette maison, en vertu de l’arrêté ci-après, fut affectée de nouveau à une barrière par le Comité de Salut public :

Du 16 thermidor an II (3 août 1794) de la République une et indivisible.

Sur le rapport de la Commission du Commerce, le Comité de salut public arrête :

Art. Ier. — La maison occupée cy-devant par les employés à la perception des droits d’entrée, située à La Râpée, sera mise à la disposition de la Commission du Commerce, pour l’établissement des bureaux des Commis chargés de constater l’arrivage du bois et charbons pour l’approvisionnement de Paris.

Art. 2. — La Commission du Commerce prendra les mesures les plus promptes pour l’exécution du présent arrêté en se concertant avec la Commission des revenus nationaux.

Les représentants du peuple, membres du Comité des Domaines Nationaux, sont invités à visiter ce local et à s’assurer si rien ne s’oppose à sa nouvelle destination.

Signé : Lindet, Carnot, Thuriot 1 2.

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