Archives Nationales. C. 166, n° 3g
applaudissements et aux cris de vive l'Égalité , vive la Nation et jura de servir jusqu’à la mort la cause de la liberté.
Comme témoignage de gratitude, l’Assemblée décréta la mention honorable 1.
Mais voici que ce bel élan eut un lendemain.
En mars 1793, une levée de neuf hommes de marche était faite dans la commune, qui n’en put trouver que huit, ainsi que le constate le document ci-après :
Bourg l’Egalité, le 23 mars 1793 l’an 2e de la République. Les administrateurs commissaires du département de Paris, aux citoyens et officiers municipaux de Bercy.
Nous avons reconnu suffisant le nombre des huit hommes de marche fournis par votre commune. Votre civisme nous est un sûr garant que vous ferez tous vos efforts pour trouver un neuvième homme, comme aussi pour accélérer le départ, tant de votre contingent, que des volontaires revenus dans votre sein avec ou sans congé limité, suivant la réquisition que nous vous en avons faite par notre lettre du 20 du présent !...
L’injonction contenue dans ce billet, d’accélérer le départ des volontaires revenus avec ou sans congé, nous oblige de dire que le beau zèle du départ à la frontière, en 1792, paraissait bien tombé en 1793, du moins pour quelques-uns des jeunes gens de Bercy. Plusieurs étaient revenus dans la commune après désertion, refusant de prendre les armes et de regagner leur bataillon. Tous les moyens furent employés afin d’obtenir leur retour à l’armée, mais rien ne réussit et le district du Bourg-Egalité fut obligé de prendre des mesures sévères et de faire appel à la gendarmerie.
Nous reproduisons ci-après un arrêté concernant cette affaire, qui perdrait certainement à être analysé :
Vu par le Directoire du District du Bourg l'Egalité, les diligences faites tant par lui que par le Directoire du Département, pour déterminer à rejoindre les