‹ BercyChapitre 85 sur 133 · Archives Nationales. T · texte numérisé non relu

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même de l’opération pour se dépouiller de leurs épaulettes afin d’en destiner le prix à la nourriture des femmes et des enfants des citoyens de Bercy qui s’étaient dévoués à la défense delapatrie. Mais en dépit de ce bel acte de désintéressement, on continua quand même de crier à l’aristocratie, sous prétexte que ces employés portaient un habit gris, une veste et une culotte vertes !

Et les citoyens Winter et Cie terminaient leurs explications par ces lignes concernant leur entreprise :

Leur tort existe dans leur marché ; ils fournissent à la République des chevaux à vingt-cinq pour cent meilleur marché que les autres entrepreneurs : inde irae L

Rappelons, en terminant cet incident, que le sieur Winter était associé à l’ex-comédien Boursault pour l’exploitation du marché etdépôt des chevaux d’artillerie, installés dans la Régie des fiacres dont il a été question plus haut. L’acquisition qu’ils avaient faite de ce domaine empêcha même le gouvernement d’établir, en cet endroit, le dépôt des chevaux destiné aux équipages des vivres pour les cantonnements de Bercy et de Saint-Maur.

Une autre particularité encore assez peu connue de cette localité est l’existence, à cette époque, d’une maison de santé, celle du citoyen Picquenot, située rue de Bercy, n° 48, qui devint, comme beaucoup d’autres établissements de cette nature, une prison révolutionnaire de Paris. Le prix des pensions de malades, variant de 5oo à 900 livres, était payé soit par les familles, soit par le gouvernement, ou prélevé sur les revenus des internés. Sur une liste de personnes, hommes et femmes, enfermées dans cette maison pour cause de démence et d’imbécillité, et enregistrées sous la mention : interdits, liste don-

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