‹ BercyChapitre 84 sur 133 · Archives Parlementaires , ir' Série, t. LXIII, p · texte numérisé non relu

Archives Parlementaires , ir' Série, t. LXIII, p

2. Archives Nationales. AF* IF. 45, f* 69-70 et Aulard, Recueil des Actes du Comité de Salut Public , t. Il, pp. 554-555.

rendre service. La missive est datée du 14 mai 1793 et écrite sur du papier ayant cette formule imprimée : Municipalité de Bercy et dépendances. Elle ne porte pas de suscription :

De Bercy, ce 14 May 1793 l’an 20 de la République Française.

Citoyen, nous n’avons dans notre commune aucun chevaux de luxe mais seulement quelques pauvres voituriers ayant un cheval ou deux au plus qui leur sont d’une nécessité indispensable. Il existe comme vous le savez chez nous un Dépôt considérable de chevaux destinés à mener les trains de l’artillerie pour l’armée de la Moselle, appartenant à la Compagnie Winter. Nous nous y sommes transportés sur le champ et leur avons communiqué votre lettre.

Le fruit de notre démarche a été la promesse de vous envoyer à compter de demain mercredy, deux ou quatre chevaux, si vous le voulez, avec un chariot et un conducteur que nous vous adressons et qui seront permanens à votre volonté. Nous vous prouverons toujours qu’il est inutile de nous parler de responsabilité, et que notre patriotisme n’a pas besoin d’être aiguillonné par des espèces de menaces trop souvent répétées.

Le Procureur de la Commune, signé : Thiboust L

Disons, de cette compagnie, qu’elle eut, en 1792, maille à partir avec le Ministre Pache au sujet du marché passé par elle, le 23 janvier de cette année, pour la fourniture de 855q chevaux et de leurs équipages, destinés au service de l’artillerie.

Dans une longue lettre adressée par les citoyens Winter, le 2 avril 1793, au Président de la section du Bourg-Egalité, ceux-ci font, en outre, connaître qu’ils sont, de la part du gouvernement, victimes de toutes les vexations, dont le but est de faire rompre leur marché :

On a répandu avec affectation dans le faubourg St-Antoine, dans tous les endroits publics, que les employés dans les équipages des citoyens Winter, étaient entachés d’aristocratie, or, les citoyens Winter ont exigé de tous leurs employés des certificats de civisme.

Ce fut devant la municipalité de Bercy que la vérification se fit des certificats de ces équipages. Les officiers profitèrent

Page 1