‹ BergerChapitre 6 sur 18 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

Dans les localités saines, on peut retrancher à ce moment les aliments secs, du moins par le beau temps. Cependant un peu de paille donnée chaque matin avant la sortie du troupeau est toujours utile. Moyennant cette précaution bien simple et peu coûteuse, le berger peut sans danger faire sortir le troupeau dès 9 heures du matin et même plus tôt; il rentre à 11 heures pour éviter la chaleur qui nuit aux bêtes à laine plus que la rosée , et il ne sort de nouveau qu’à 3 heures. Ces sorties matinales sont considérées comme utiles contre le sang de rate, surtout en Beauce.

Le berger fera bien attention s’il conduit son

troupeau dans les minettes, les trèfles et les luzernes, de ne l’y faire entrer que quand il sera déjà en partie rassasié, et encore de ne pas l’y laisser séjourner, autrement il s’exposerait aux accidents de météorisation.

On sèvre complètement les agneaux de janvier. Les orges, les avoines trop fortes peuvent leur être abandonnées temporairement ainsi que les pâturages les plus rapprochés de la ferme.

Quant aux agneaux de boucherie dont l’engraissement est presque terminé, on leur continue le lait des mères, les eaux blanches, le grain concassé et le bon foin.

Dans les troupeaux bien nourris, la laine a atteint toute sa longueur, on doit commencer la tonte ; ceux qui préfèrent attendre parce qu’ils pensent que les toisons gagnent en poids, ne doivent pas ignorer que la toison gagne en suint et en poussière e non en laine.

C’est vers la fin de mai que les troupeaux transhumants du Midi commencent leurs pérégrinations.

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