‹ BergerChapitre 5 sur 18 · AVRIL · texte numérisé non relu

AVRIL

A cette époque où le pâturage redevient le mode d’alimentation principal ou même exclusif, le berger divisera non- seulement les grands troupeaux par sections séparées suivant l’âge, le sexe et surtout la force, mais il divisera aussi les herbages en portions distinctes qu’il fera pâturer successivement, et auxquelles on laisse ensuite un temps de repos nécessaire pour la repousse de l’herbe.

Cette précaution du reste est utile pour tous les herbages pâturés, même pour ceux d’embouche.

Les agneaux venus avant Noël sont sevrés actuellement ; le berger castre les mâles lorsqu’il ne

LE BERGrER

l'a pas fait précédemment ; on continue rencaissement.

Dans le Midi, où l’on tire un bon parti du lait de brebis, soit par la vente en nature, soit par la confection de fromages estimés, on sèvre naturellement le plus tôt possible pour profiter plus longtemps du lait de la brebis. On remplace le lait chez les agneaux qu'on ne vend pas immédiatement par du grain (maïs, orge) moulu et délayé dans de l’eau tiède, dont on réduit la quantité à mesure que le jeune animal devient plus fort. On y ajoute un peu d’avoine aplatie.

En sevrant les agneaux à un mois, six semaines, ce qui est très-praticable avec une bonne nourriture, on peut faire saillir les brebis de nouveau en octobre, et avoir ainsi deux portées par an. Mais pour cela, il faut avoir affaire à des races vigoureuses : alors on accroît notablement le produit.

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