‹ Bergsonisme et moralitéChapitre 1 sur 8 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Si cette étude répondait fidèlement à Vinspiration dont elle procède ^ il s^en dégagerait à la fois une grande admiration et une grande inquiétude. Admiration pour le penseur de génie — le mot n^est pas trop fort — qui a su renouveler les termes dans lesquels se pose le problème philosophique. Inquiétude devant les solutions^ expressément formulées ou implicitement supposées^ qu'il apporte à ce même problème.

Il n'est plus désormais possible d'ignorer le bergsonisme. Du vivant même de son auteur^ il a pris rang dans V histoire au même titre que le leibnizianisme ou le kantisme. Comme eux, il représente un moment, et un moment décisif, du développement de la pensée humaine. Comme eux, il apporte une conception d'ensemble, un système complet. Il doit donc répondre à toutes les questions que se pose F esprit de l'homme, à toutes celles aussi que lui pose et lui impose la vie. On sait comment il répond à la question scientifique. Comment répondraitil à la question morale?

C'est sur ce point qu'a porté notre effort. Nous avons cru qu'il était opportun et nécessaire de confronter les exigences de la morale avec les postulats et les conclusions de la philosophie bergsonienne. Que reste-t-il de la première au terme de la seconde? Quelles transformations a-t-elle subies? Dans quelle mesure et sous quelle forme peut-elle encore prétendre atteindre et régler nos actions? D'un mot, quelle serait la conduite idéale pour l'homme dans une telle conception?

Entreprise audacieuse, nous le reconnaùsonsmaisqm rêpmMt à une préoccupation tropfrofi^P^J «^^ W/. rebrocher à qutconque de lavoir tentée, lyous î^svl^m^ attaché avec la conscience d^indt^er ZLecZ utile à ceux çuivoudraient chercherdans Ther^^ un idéal pratique et un mnape d actton.

ET

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