‹ Berlioz 1923Chapitre 43 sur 91 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

L'auteur suppose qu'un jeune musicien, affecté de cette maladie morale qu’un écrivain célèbre appelle le vague des passions, Voit pour la première fois une femme qui réunit tous les charmes de l'être idéal que rêvait son imagination eten devient éperdument épris. Par une singulière bizarrerie, l'image choisie ne se représente jamais à l’esprit de l’artiste que liée à une pensée musicale, dans laquelle il trouve un certain caractère passionné, mais noble et timide comme celui qu'il prête à l’objet aimé.

Ce reflet mélancolique avec son modèle le poursuit sans cesse comme une double idée fixe. Telle est la raison de l'apparition constante, dans la symphonie, de la mélodie qui commence le premier allegro. Le passage de cet état de rêverie mélancolique, interrompue par quelques accès de joie sans sujet, à celui d’une passion délirante, avec ses mouvements de fureur, de jalousie, ses retours de tendresse, ses larmes, ses consolations religieuses, est le sujet du premier morceau.

UN BAL D£EëuxiÈèME PARTIE

L'artiste est placé dans les circonstances de la vie les plus diverses, au milieu du zumulte d’une fête, dans la contemplation des beautés de la nature; mais partout, à la ville, aux champs, l’image chérie vient se présenter à lui et jeter le trouble dans son âme. |

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