‹ Bernadin de Saint-PierreChapitre 18 sur 19 · Biographie d'Aimé Martin · texte numérisé non relu

Biographie d'Aimé Martin

pensée; elle est neuve, elle est sublime : — Oh! ma seconde Providence ! etc. J*en ai fait part à Ducis, que j'invite à nous venir voir. Si tu ne m'avais donné beaucoup d'amour, tu me donnerais de l'orgueil. »

La pauvre Félicité n'en avait pas eu autant dans toute sa vie que Désirée en ce seul jour, et ce n'est pas tout; la lettre se termine ainsi : « Je crois que la nouvelle lune d'hier va changer le temps. Cependant elle s'est annoncée par de rudes averses; mais cette abondance d'eau accélère la pousse des végétaux ; elle est nécessaire à leurs progrès et à leurs besoins : le mois de mai est un enfant qui veut toujours téter. Je t'embrasse, mes amours, mes délices, mon mois de mai. »

Signé : « Ton ami, ton amant, ton époux ».

Sainte-Beuve trouvait cette fin très jolie. « Ce mois de mai, dit-il, qui est un enfant qui veut toujours téter ^ n'est-il pas la plus gracieuse et la plus parlante image, surtout adressée à une jeune femme, à une jeune mère? »

C'est Bernardin, à [présent, qui fait les commissions, et il ne rapporte pas à Désirée de la cassonade ou des clous. Fi ^donc ! Il lui. apporte des crayons et des couleurs, de la parfumerie, une tente élégante pour son jardin. Son impatience de revenir est extrême; il ne vit plus, loin d'elle; il n'est plus capable de rien : « L'absence de la femme clairvoyante rend le mari borgne; elle le prive de la meilleure partie de ses organes. La tienne, mon ange, me jette de plus en plus dans un état d'indolence que je ne

puis surmonter. Il faut absolument que j'aille te voir et que tu me rendes mon aimant. » Dans une autre lettre : « Il faut que je retourne allumer ma bougie à ton soleil.... Adieu, mes délices, c'est près de toi que je veux vivre et mourir. »

Il ne doute pas que l'univers entier ne partage son admiration pour Désirée, laquelle, au surplus, était réellement charmante et fut la joie de sa vieillesse. Un jour qu'elle est sans lui à Eragny, leur maison de campagne des bords de l'Oise, qui a remplacé l'île d'Essonnes, son époux lui envoie des détails sur la bataille d'Eylau. Il lui raconte que deux jours avant la bataille, Napoléon avait écrit sur un album trouvé dans une maison de campagne : « Heureux asile de la tranquillité, pourquoi es-tu si voisin du théâtre des horreurs de la guerre? » « Ne semble-t-il pas, poursuit Bernardin de Saint- Pierre, qu'il pensait à notre Eragny? S'il t'y avait vue avec notre chère famille, crois-tu qu'il eût donné bataille! Je t'avertis que s'il m'échoit de le haranguer, je te chargerai de corriger mon discours. » Mlle de Pelleporc n'avait décidément pas fait un marché de dupe comme Mlle Didot.

C'était en qualité d'académicien que Bernardin de Saint-Pierre était exposé à haranguer l'empereur. Il était de l'Académie* depuis que Napoléon l'avait

1. C'cst-à-dîrc de la classe de l'Institut dite de langue et littérature française, qui avait fait revivre l'Académie française, sauf le titre, lors de la réorganisation de l'Institut par Bonaparte (décret du 22 janvier 1803).

rétablie (1803). Il avait été de Tlnstitut, classe des sciences morales et politiques, dès sa fondation en 1795. La même année, il avait été chargé du cours de morale à l'Ecole normale, et l'Ecole normale avait été supprimée presque aussitôt, ce qui était un surcroît de chance, car il ne savait pas parler. L'élévation de la famille Bonaparte avait achevé de combler sa vieillesse. Il était pensionné, décoré, bien traité par l'empereur. Le monde parisien le choyait et l'adulait. A l'un de ses séjours à Paris, il écrit à sa seconde femme : « Que deviennent nos anciens projets de solitude champêtre? Comment, au milieu de tant d'écritures à répondre, et de visites actives et passives, pourrais-je mettre au net quelques pages de mes anciennes et nouvelles Etudes? Je suis comme le scarabée du blé, vivant heureux au sein de sa famille à l'ombre des moissons; mais si un rayon du soleil levant vient faire briller l'émeraude et l'or de ses élytres, alors les enfants qui l'aperçoivent s'en emparent et l'enferment dans une petite cage, l'étouffent de gâteaux et de fleurs, croyant le rendre plus heureux par leurs caresses qu'il ne l'était au sein de la nature. » Il est bien entendu qu'il ne faut pas croire un mot de ce grand ennui. Le petit scarabée est ravi, comme tous les scarabées de lettres, d'être couvert de fleurs et enfermé dans ces belles cages qui s'appellent des salons aristocratiques. Il serait parfaitement heureux s'il avait bon caractère.

Mais il a mauvais caractère, plus que jamais. Il

ne s'est jamais tant disputé, et c'est un concert de récriminations parmi ses collègues. L'Institut est son champ de bataille favori. Deux séances entre toutes sont restées mémorables grâce à lui. A la première, il avait raison. C'était en 1798. Dieu était encore supprimé, et bien des gens n'admettaient pas qu'on prononçât son nom. Bernardin de Saint- Pierre avait été chargé du rapport sur un concours. Il y glissa bravement une profession de foi religieuse. Gris de fureur dans la salle. A travers le vacarme, on entend Cabanis s'écrier : « Je jure qu'il n'y a pas de Dieu! et je demande que son nom ne soit pas prononcé dans cette enceinte! » Un autre veut se battre avec le blasphémateur et lui prouver l'épée à la main que Dieu n'existe pas. Tous l'injurient, le menacent, le raillent. Il tint tête à l'orage et refusa d'effacer le passage scandaleux : l'Institut refusa de lire son rapport en séance publique.

Son autre grande bataille fut en faveur d'une cause moins glorieuse. Il trouva moyen de soulever une tempête à propos du Dictionnaire, où il voulait mettre de la sensibilité. « Imagine-toi, écrit-il à Désirée, qu'ils ont mis dans leur nouveau Dictionnaire, au mot appartenir : Il appartient à un père de châtier ses enfants. Je leur ai dit qu'il était étrange que, de cent devoirs qui liaient un père à ses enfants, ils eussent choisi celui qui pouvait le rendre odieux. Là-dessus, Morellet, le dur; Suard, le pâle; Parny, l'erotique; Naigeon, l'athée; et autres, tous citant l'Ecriture et criant à la fois, m'ont assailli de pas-

sages et se sont réunis contre moi, suivant leur coutume. Alors, m'animant à mon tour, je leur ai dit que leurs citations étaient de pédants et de gens de collège, et que, quand je serais seul de mon opinion, je la maintiendrais contre tous. Ils ont été aux voix, levant tous la main au ciel; et, comme ils s'applaudissaient d*avoir une majorité très grande, je leur ai dit que je récusais leur témoignage, parce qu'ils étaient tous célibataires. Telles sont les scènes où je m'expose quand je veux soutenir quelque vérité naturelle ; mais il me convient de temps en temps de défendre les lois de la nature contre des gens qui ne connaissent que celles de la fortune et du crédit. » (Lettre du 23 septembre 1806.)

Quelle amertume ! Il en était venu à se croire persécuté par l'Institut. Dans son esprit, la grande occupation de l'Institut était de découvrir quelque mauvais tour à jouer à M. de Saint-Pierre. En 1803, Maret lui demande sa voix. Bernardin répond : « A quoi peut vous servir la voix d'un solitaire persécuté depuis longtemps dans ce même corps où vous aspirez? Elle ne peut que vous être nuisible. Les athées qui le gouvernent, et contre lesquels je n'ai cessé de lutter, non seulement m'ont ôté toute influence, soit en m'empechant de lire à la tribune, dans nos séances publiques, des écrits que ma classe y avait destinés , soit en m'cmpêcliant d'obtenir le plus petit emploi pour m'aider à élever ma famille, mais ils ont pris ])laisir à publier que le premier consul avait dit à mon occasion : « Je ne donnerai

« jamais aucun emploi à un écrivain qui répand « Terreur ». Ainsi ils m'ont ôté jusqu'à Tespérance. »

« Ce n'est pas tout. Ils s'occupent depuis peu à m'enlever mes moyens actuels de subsistance. » Suit une longue liste de griefs. Il n'a eu que 600 livres d'indemnité dans une occasion où d'autres membres de l'Institut en ont eu 1200; une de ses pensions a été réduite de 50 francs par mois ; ses ouvrages ont été mutilés par la censure; il n'ose presque plus exposer en public sa théorie des marées de peur de « subir le sort de Galilée »; il s'attend à être exilé, contraint de chercher au loin un lieu où « placer les berceaux de ses trois enfants et son propre tombeau ». L'admiration du monde sera impuissante à le protéger contre l'acharnement de ses collègues de l'Institut : a Je ressemble à ces saints qui attirent dé loin les hommages et les vœux des hommes, mais qui de près sont rongés par les insectes ». C'est de la folie; il avait trop causé persécutions avec J.-J. Rousseau.

Il n'est pas étonnant qu'il fût détesté de la plupart de ses confrères. Andrieux se souvenait de M. de Saint-Pierre comme d'un « homme dur, méchant ». Il est juste d'ajouter que ceux qui l'aimaient, Ducis par exemple, l'aimaient beaucoup, et qu'il savait se donner de la peine pour garder ses amis. Point de milieu avec lui : il était haïssable ou exquis.

II continua d'écrire jusqu'à la fin. « Il se faisait une loi, dit son l)iographe, de ne pas laisser écouler un seul jour sans écrire quelques observations sur

la nature, ne fut-ce qu'une simple ligne. Il en était résulté à la longue une multitude de brouillons peine lisibles, écrits sur des chiffons de papier qu'il comparait aux feuilles de la Sibylle bouleversées par le vent, et dont, suivant les intentions de l'auteur,, nous avons réuni les plus beaux morceaux dans ses Har^ monies. »

Il continuait aussi de publier, sans parvenir à ébranler sa réputation. Ce n'est pas sa fayte s'il Ta laissée entière; à dater de la Chaumière indienne^ on

peut compter sur ses doigts les pages qui ne sont point du fatras.

/ Les Harmonies de la Nature (1796, 3 volumes) ne / sont qu'une pâle répétition des Etudes. On se rappelle dans quelles conditions les Harmonies avaient été écrites. Il fallait un miracle de foi, ou de parti pris, pour persévérer sous la Terreur à enseigner qu'il n'y a point de mal dans le cœur de l'homme, non plus que dans le reste de la création. Bernardin de Saint-Pierre a accompli ce miracle, mais il a eu beau s'enfermer dans son cabinet avec Télémaque et le Vicaire de Wakefield^ l'inspiration n'est pas venue, et il a dû se contenter de ressasser les mêmes idées, sans autre renouvellement qu'un degré d'exagération de plus.

Les arguments en faveur des causes finales renchérissent en naïveté, s'il est possible, sur celix des Etudes. Les prévoyances de la création n'ont plus de bornes : « Non seulement la nature nous a donné des végétaux en harmonie avec tous nos besoins

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physiques, mais elle en a produit en rapport avec nos jouissances morales, et qui en sont devenus les symboles par la durée de leur verdure : tels sont le laurier pour la victoire, l'olivier pour la paix, le palmier pour la gloire. Elle en a fait croître dans tous les sites qui, par leurs attitudes mélancoliques et religieuses, semblent destinés à nos funérailles. » Ces derniers, que la nature a créés tout exprès i)our « décorer nos tombeaux », et qu*on nomme pour cette raison « arbres funéraires », se divisent en deux groupes, ayant « des caractères opposés. Ceux du premier laissent pendre jusqu'à terre leurs branches longues et menues, et on les voit flotter au gré des vents. Les arbres paraissent comme échevelés et déplorant quelque infortune.... Le second genre des arbres funèbres renferme ceux qui s'élèvent en obélisque ou en pyramide. Si les arbres à chevelure semblent porter nos regrets vers la terre, ceux-ci semblent diriger, avec leurs rameaux, nos espérances vers le ciel. »

Cet exemple suffît.

La bonté de l'homme lui paraît plus évidente que jamais : « Je le répète, pour la consolation du genre humain, le mal moral est étranger à l'homme, ainsi que le mal physique; ils ne naissent l'un et l'autre que des écarts de la loi naturelle. La nature a fait l'homme bon. » Cette bonté éclatera à tous les yeux dès qu'on aura appliqué le plan d'éducation de M. de Saint-Pierre , ce qui ne peut guère tarder. « Un jour viendra, et j'en entrevois déjà l'aurore, où les

Européens substitueront dans le cœur de leurs enfants, à Tambition fatale d'être les premiers parmi leurs semblables, celle de les servir, et où ils connaîtront que l'intérêt de chacun d'eux est dans l'intérêt du genre humain. »

Quelques idées scientifiques nouvelles viennent prouver que l'auteur est incorrigible sous ce rapport. « Si la puissance végétale réfléchit et augmente la chaleur du soleil; si elle végétalise l'atmosphère et les eaux, elle n'a pas moins d'influence sur le globe solide de la terre, dont elle étend la circonférence d'année en année.... Il est bien certain que chaque plante laisse sur le globe une dépouille solide et permanente, et que c'est de la somme totale de ces débris de végétaux que le globe augmente annuellement sa circonférence. » On lui aurait pardonné cette théorie avant les travaux de Lavoisier. Venue après, elle trahit plus d'ignorance qu'il n'est permis d'en avoir, même à un poète, en parlant de science.

Il a aussi une théorie extraordinaire sur la composition chimique du soleil : « S'il était permis à un être aussi borné que moi d'oser étendre ses spéculations sur un astre que je n'ai pas eu même le bonheur de voir dans le télescope, je dirais que sa matière doit être de l'or, d'abord parce que l'or est la plus pesante de toutes les matières que nous connaissons ; ce qui convient au soleil, placé au centre de notre univers.... Sa lumière... dore tous les objets qu'elle frappe et semble être un or volatilisé.... On assure qu'elle forme l'or au sein de la terre. » Des raisons

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mystiques confirment Bernardin de Saint-Pierre dans sa pensée : « L'or est le premier mobile des sociétés -du genre humain, comme le soleil l'est de l'univers. L*or fait mouvoir toutes les harmonies sociales, chez les peuples policés comme chez les sauvages. »

C'est toujours par le sentiment qu'il fait ses découvertes scientifiques : « L'évidence est une harmonie de l'âme avec la Divinité.... Ainsi l'esprit n'a point de science si le cœur n'en a la conscience. La certitude est donc, en dernière analyse, un sentiment, et ce sentiment ne résulte que des lois de la nature.,.. Je définis donc la science le sentiment des lois de la nature par rapport aux hommes.... Cette définition de la science en général convient à toutes les sciences en particulier.... L'astronomie... n'est que le sentiment des lois qui existent entre les astres et les hommes ».

En vertu du sentiment « des lois qui existent entre les astres et les hommes », il sait que les autres planètes sont habitées et il peut décrire leur faune et leur flore, leurs paysages, les mœurs de leurs habitants. Les hommes de la planète Mercure sont des philosophes. Ceux de Vénus « doivent donner tout leur temps aux amours », à la danse, aux festins, aux chansons. Le caractère de ceux de Jupiter « est sans doute semblable à celui des peuples maritimes de l'Europe; ils doivent être industrieux, patients, sages, réfléchis, comme les Danois, les Hollandais, les Anglais ». De toutes les planètes, les âmes des justes s'envolent après leur mort dans le soleil, où elles sont mieux

placées que partout ailleurs pour jouir d'une vue d'ensemble de Tunivers. « C'est, là sans doute que vous êtes, infortuné Jean-Jacques, qui, parvenu aux extrémités de la vie, en entrevîtes une nouvelle dans le soleil ! » C'est là que Bernardin espère aller retrouver son maître et qu'il se voit en esprit jetant « un regard triomphant vers la terre, où l'on pleure et où il n'est plus ». Ainsi se terminent les Harmonies y sur une extase.

La lecture en est mortelle. On n'en peut plus, comme après un repas où il n'y aurait que des sucreries. C'est trop de sensibilité et de bonheur; le monde est trop bien arrangé, machiné, peinturluré, verni. On se rallie au jugement que le livre avait inspiré à Joubert : « Il y a dans le style de Bernardin de Saint-Pierre un prisme qui lasse les yeux. Quand on l'a lu longtemps, on est charmé de voir la verdure et les arbres moins colorés dans la campagne qu'ils ne le sont dans ses écrits. Ses harmonies nous font aimer les dissonances qu'il bannissait du monde, et qu'on y trouve à chaque pas. La nature a bien sa musique, mais elle est rare heureusement. Si la réalité offrait les mélodies que ces messieurs trouvent partout, on vivrait dans une langueur extatique et l'on mourrait d'assoupissement. »

Les ouvrages qui succédèrent aux Harmonies ne valent pas qu'on s'y arrête, non plus que les œuvres posthumes *. Lorsqu'on a mis à part le Café de

1. En voici les titres : De la Nature de la morale (1798); — Voyage en Silésie (1807); — la Mort de Socrate, drame

Surate, joli conte satirique de quelques pages, et les fragments sur J.-J. Rousseau, où nous avons puisé largement en retraçant l'histoire de leur liaison, on peut se dispenser de lire le reste. En somme. Bernardin de Saint-Pierre est tout entier dans un seul livre, les Etudes de la Nature, à condition de prendre l'une des éditions complétées par Paul et Virginie,

Ses dernières années furent les plus heureuses de sa longue carrière. Il les passa innocemment à regarder ses fleurs, à adorer sa jeune femme et à réaliser enfin son projet de colonie idéale, sans fatigues et sans frais, sur le papier. C'était le bon parti. Il s'en occupait tous les jours une heure ou deux, l'organisait d'après les lois de la nature, y élevait les enfants au son des musettes et des flûtes, et obtenait des résultats sans précédents, qu'il consignait dans les annales du jeune Etat *.

La colonie était située sur les bords de l'Amazone, parce que Bernardin de Saint-Pierre enfant s'était conté une histoire dans laquelle il s'embarquait pour l'Amazone et y fondait une république. Elle se distinguait tout d'abord par une abondance fabuleuse : aux jours de fête, les citoyens prenaient place à des tables publiques où étaient servies des baleines entières, sans compter une infinité d'autres plats. Le

(1808); — Empsael et la Pierre d'Abraham^ romans philosophiques en dialogues; — le Café de Surate; — les fragments sur Rousseau, quelques récits de voyages, des opuscules et les fragments de V Amazone.

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