‹ Bernadotte, Napoléon et les BourbonsChapitre 2 sur 38 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

« Bernadotte était allié au frère aîné de Bonaparte... Sujet dangereux, détestable compagnon d'armes, mauvais citoyen, excellent maître... C'était seulement quand il pouvait rapporter tout à lui que son cœur s'ouvrait. Dès lors ardeur, générosité, dévouement pour les siens, toutes les séductions, tous les entraînements des grandes âmes s'y retrouvaient...

et Certes, de toutes les biographies de nos contemporains, la plus curieuse, la plus singulière à étudier philosophiquement serait celle de ce soldat parvenu au rang de maréchal et resté guerrier renommé, quoiqu'il ait si souvent manqué à la bataille ; de ce républicain farouche, si obstiné, devenu le continuateur par adoption d'une dynastie royale, l'une des plus célèbres par son héroïque bravoure et par l'ancienneté de son origine aristocratique ; ce dont l'incroyable ambition, bien autrement prétentieuse, de ce soldat a été forcée de se contenter.

(c Certes, jamais ce qu'on appelle ici-bas fortune et bonheur ne fut atteint plus complètement, mais par de tels moyens, que jamais, aussi, cette fortune et ce bonbeur en ce monde n'ont si clairement prouvé que, nécessairement, il doit exister un autre monde ! »

(Général comte de Ségur, Histoire et Mémoires^ I, 491-492; III, 36 ; Mélanges, 202-203.)

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